‹ Charles BaudelaireChapitre 238 sur 257 · Arl romantique, p. 191 s. ; 376 s · texte numérisé non relu

Arl romantique, p. 191 s. ; 376 s

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était alors entraîné. Son culte pour Gautier ^ nous fait un peu sourire, car nous savons combien le poète des Fleurs du Mal est supérieur à celui d'Emaux et Camées et de la Comédie de la mort^ mais il y a de la reconnaissance, chose rare en littérature, dans ces véritables apologies. De même, les deux études sur Victor Hugo ' contiennent de belles et justes pages sur un homme dont la vanité l'irritait souvent, dont les idées sociales et politiques étaient aux antipodes des siennes propres. L'hugôlatrie exaspérait Baudelaire. Mais il n'oubliait pas qu'Hugo avait pris son parti au moment de son procès, qu'il lui avait donné sur les Fleurs du Mal un jugement dont il avait le droit d'être fier, n tenait d'autant plus à rendre hommage au poète de la Légende des siècles, au romancier des MisérahleSyC^'û s'agissait d'un proscrit, qu'on pouvait donc risquer quelque chose à faire son éloge. H a d'ailleurs admirablement défini le génie d'Hugo : puissance et bonté. Mais les pages les plus pénétrantes sont encore celles sur Madame Bovary \

i.Ibid., 151 s., 344 s.

2. Ibid., 311 s.f 395. Cf. Louis Barthov,' Autour de Baudelaire : V. Hugo et B., Paris, Maison du livre, 1917, p. 33 s. On sent que M. B. prend le parti d"Hugo contre Baudelaire. On trouvera ég. dans les Œuvres posth., 302 s., une lettre de protestation adressée par B. au Figaro, le 14 avril 1864, à propos du troiscentième anniversaire de Sliakespeare : H. y est fort malmené. Dansrune lettre à Ancelle, Bruxelles, 12 février 1865 (Lefires, 409iO), B. voit dans H. un rustre et un bel esprit, un génie et un sot réunis.

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