Ibid., 167 et Notes nouvelles
3. 296 : B. juslitie ainsi les pièces les plus hardies de son recueil.
la vertu récompensée : il suffît qu'elle soit intégralement artistique.
La première condition nécessaire pour faire un art sain est la croyance à l'unité intégrale ^.
Si donc vous imposiez à votre œuvre un but directement moral, vous n'arriveriez qu'à diminuer votre puissance poétique. De même, si vous cherchiez la vérité, l'idée, — scientifique, politique, sociale, — vous n'arriveriez qu'à donner à la forme une importance de plus en plus secondaire. « Le résultat est Tanéantissement de la poésie ". »
L'artiste donc se gardera des confusions, de l'art philosophique, de l'art à tendances pédagogiques et morales :
Plus l'art voudra être philosophiquement clair, plus il se dégradera et remontera vers l'hiéroglyphe enfantin ; plus au contraire l'art se détachera de l'enseignement et plus il montera vers la beauté pure et désintéressée ^.
L'artiste donc ne s'attachera qu'au beau intégral. Mais dans le beau même, il y a deux éléments, l'un immuable, l'autre transitoire. Cette dualité est une conséquence fatale de la dualité même qui est congénitale à l'homme depuis le péché originel. L'élément éternel du beau est excessivement difficile à déterminer sans tomber dans l'abstraction ; en re-