‹ Charles BaudelaireChapitre 37 sur 257 · Le Vavasscur. Cf. Crépet, p · texte numérisé non relu

Le Vavasscur. Cf. Crépet, p

2. Texle dans les OEiivres posthumes, p. 381-400. Les deux autres rédacteurs étaient Ghamileury et Toubin,

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beaucoup de « littérature » dans cet emballement subit. Lui-même l'avoue dans Mo?i cœur ?nis à nu :

Mon ivresse de 1848. De quelle nature était cette ivresse ? Goût de la vengeance. Plaisir naturel de la démolition. Ivresse littéraire ; souvenir des lectures '.

Enfin, Baudelaire s'est fait émeutier par goût de la sensation, — non par conviction, mais par un raffinement d'artiste :

Je n'ai pas de convictions, comme l'entendent les gens de mon siècle, parce que je n'ai pas d'ambition. Il n'y a pas en moi de base pour une conviction ^.

Enfin, cet aveu extrêmement significatif : « Je comprends qu'on déserte une cause pour savoir ce qu'on éprouvera à en servir une autre. Il serait peut-être doux d'être alternativement victime et bourreau ^ » Cette réflexion ne montre-t-elle pas ce qu'il y a d'anarchique dans l'individualisme? Ainsi, pour trouver du nouveau, on est amené à se renier soi-même en agissant contre son tempérament, ses croyances intimes et profondes.

Or, nous le savons, le tempérament de Baudelaire était celui d'un individualiste bien trop aristocrate pour se complaire longtemps dans ce milieu démocratique et socialiste où il s'était fourvoyé. Il était aussi bien trop conservateur pour jouer au révo-

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