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4. " Le Dandysme est le produit d'une société qui s'ennuie, et s'ennuyer ne rend pas bon. » Barbey d'A., op. cit., 51.
5. Taine. Histoire de la littérature anglaise, t. IV, p. 387.
6. « S'il ile dandy) commettait un crime, il ne serait pas déchu peut-être ; mais si ce crime naissait d'une source triviale, le déshonneur serait irréparable. » Œuvres complètes, III, 93.
au seuil de la mort et de l'enfer la même dignité sombre et le même calme farouche.
Ce dandy, comme Manfred, mais surtout comme Faust, ne peut atteindre à la perfection de son attitude :
— Je hais le mouvement qui déplace les lignes, Et jamais je ne pleure et jamais je ne ris ^, —
que par la connaissance, la douloureuse connaissance qui précipite les Lucifers dans les flammes et ne laisse après elle que la désillusion. Alors, quand il en est arrivé à ce point, il ne lui reste plus qu'un acte suprême : le suicide. « Le stoïcisme, religion qui n'a qu'un sacrement : le suicide ^ 1 » Nous avons dit que Baudelaire a tenté une fois, le 30 juin 1845, de se tuer ". Seulement, après avoir éliminé ce qu'il y avait de romantique, de malsain, dans son dandysme, il a fini par s'élever à cette philosophie morale que définissent les vers célèbres d'Alfred de Vigny :
Seul le silence est grand, tout le reste est faiblesse... ... souffre et meurs sans parier.
En effet, le dandy n'est pas seulement stoïque, il est pessimiste. Mais son pessimisme n'est plus le fruit amer de l'orgueil, de la désillusion, de l'ennui : il est la conséquence logique, objective, de la connaissance.
Mais la connaissance, chez Baudelaire, — en cela il diffère de Vigny qu'il dépasse par l'imagl-