‹ Charles BaudelaireChapitre 79 sur 257 · Barbey d' Aurevilly, ibid. , 51i elSlQ · texte numérisé non relu

Barbey d' Aurevilly, ibid. , 51i elSlQ

5. V. Hugo, Hauteville-House, 6 oct. 1859, Crépet., 377. Sur le procès des Fleurs du Mal, cf. Barthou, Autour de B., Maison du livre, 1917, p. 1 s.

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Nous connaissons, espérons-le, suffisamment la vie, le caractère, l'esprit, l'âme de Baudelaire ; la sensibilité, les sentiments, les idées directrices du poète, — pour oser entreprendre une interprétation des Fleurs du Mal. Interprétation sans doute très personnelle, ce qui est légitime, car ce livre ne cesse d'éveiller des suggestions infimes dans le cerveau du lecteur. Il oblige à réagir, à penser. Comme toute grande œuvre d'art, — et c'est le secret de la force agissante que porte en soi le génie, des influences parfois très diverses qu'il exerce, — il établit entre l'auteur et le lecteur des correspondances dont la nature dépend en grande partie de ce dernier. Gela est d'autant plus vrai qu'il n'y a point dans les Fleurs du Mal d'architecture très apparente ; et cependant, on sent que le poète n'a point écrit au hasard, ni classé au hasard les pièces dans le recueil : la comparaison entre les tables de la première et de la seconde édition le démontre \ Voilà pourquoi il ne suffît pas de lire ce volume comme on aime à lire tout autre recueil lyrique, au gré de sa fantaisie, en prenant tantôt un poème tantôt un autre, en paresseux, en (Jilettante, en promeneur. Il faut le lire page après page. De là cette tentation de retrouver précisément dans les Fleurs du Mal un ordre, une architecture : MM. Ourousof et Benedetto n'ont point laissé d'y

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