‹ Charles BonnetChapitre 95 sur 99 · NOTICE · texte numérisé non relu

NOTICE

Le mémoire critique de Bonnet sur le culte public, daté de 1770 (il avait alors :

cinquante ans et venait de publier la « Palingénésie ») n’est encore qu’une esquisse, comme la plupart des inédits.

C’est à titre de scholarque de la République de Genève que Bonnet fut appelé à examiner un rapport fait à ce sujet par une commission spéciale. Nous attachons une importance particulière à ce mémoire pour diverses raisons :

C’est l’unique spécimen que nous possédions de ce genre critique dans les manuscrits et dans les « Œuvres ». NUE

Il complète l’exposé des idées de l’auteur sur la religion, que nous avons entrepris en traitant de l’éthique.

Plusieurs traits importants du caractère de Bonnet y sont mis en relief : D’abord son esprit pratique (il demande un lieu, un jour, une tablature précise des questions, pour étudier la religion). Puis son vif souci de défendre l’Eglise contre l’incrédulité. Une tendance rationaliste à démontrer, à prouver les vérités religieuses et non plus seulement à les sentir. La conception de la religion comme étant avant tout, un facteur de bonheur social. Une brève théorie de l’art oratoire sacré. Une nouvelle précision sur la politique religieuse : il ne faut pas < saisir

au corps » les incrédules. Enfin, une dernière lueur jetée sur ce trait dominant.

dela physionomie morale de notre auteur : cette prudente urbanité presque ecclésiastique, qui pour terminer sait se concilier à peu de frais les suffrages : «… je parle à des sages. ».

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