VÉGÉTATIONS SINGULIÈRES
tient que par une espèce d'empâtement aux surfaces des pierres, des coquilles et des autres corps durs qui se trouvent au fond de la mer. 11 n'y a point de canaux de communication dans cette sorte de plante, ni de vaisseaux longitudinaux qui parcourent l'étendue de sa tige; car si l'on met une partie de lu plante dans l'eau de mer, et l'autre partie deliors^ celle qui est plongée conservera sa forme naturelle, tandis que l'autre se desséchera entièrement. Les fleurs aoiit dislrilméew irrégulièrement sur les deux surfaces et sont rurmi'es de likls aussi déliés que des fils d'araignée disposés en aigrette^?, et sortant d'une petite cavité ménagéfï dans Té p^i liseur de la feuille et représentant assez bieo le calm de cette fleur singulière K Bonnet compare ensuite la circublion du sang chez les animaux au mouvement de la sève dans les plantes, et fait voir les analogies de ces deux ordres de phénomènes, et sans prétendre qu'elles soient complètes en tout point, il rapproche ces deux ordres de faits en ce qu'ils ont de semblable. Il relève la simplicité en même temps que l'unité de la nature, et le vaste plan de la création universelle.
* toniemplaiiotit X' partie, ch. xxvi.
Suite du précédent. — Instinct et industrie di s .Lisj]ii,Liis. (Jû jia peut roliininablement les considérer comme de pures niiixhiiK-s- — lutliistrie vl instint-'^ des insectes comparé à celui des quadrupèli >>. l^li^ratiuiiA. Cbt'jiîElt^. Industrie des fourmis, des guêpes et des cliKNJIles» — h;stî»ct merveiUËUï des castors. — Divers insectes remarquabh-^, — Aiùiheiux iiiféi^ieLirs, coquillages, — Réflexions sur l'instinct en geuéral.
Les onzième et douzième parties de la Contemplaiion de la nature forment sans aucun doute la partie la plus digne de l'intérêt du philosophe et du naturaliste. Laissant désormais les détails de l'organisation , Tauteur s'occupe plus exclusivement des merveilles de l'industrie des animaux. Là tout est propre à nous charmer et à exciter notre curiosité. L'imagination erre au milieu des objets les plus divers et les plus étonnants, et le grossier animal qui semble au premier abord créé seulement pour mener une existence obscure, et à peine digne de nos regards, devient tout à coup doué de pensées , de raisonnement , de facultés , de prévoyances. Nous le veiTons construire des habitations, former des États policés, commander à ses semblables , se faire obéir par eux et manifester en beaucoup d'occasions une raison qui semble presque égaler celle de Thomme luimême.
C'est que les animaux ne sont pas de simples machines comme certains philosophes, parmi lesquels on est étonné de voir Descartes, s'étaient plu à l'imaginer. Ils possèdent en propre des facultés Irès-élevées. Ils ont la puissance de raisonner, ont une sorte d'imagination, puisqu'ils donnent des preuves d'invention ; ils ont de la mémoire, puisqu'ils