ANIMAUX PHOSPHORESCENTS
formée de nageoires et terminée par deux petits filets en forme de queue. Ces petits animaux se répandent sur tous les corps submergés, sur les plantes marines, sur les vagues de la mer , et les font briller d'une manière extrêmement vive. De nos jours M. Verhaegen d'Ostende les a aussi obsenrés^ mais ii paraît y awiv reconnu une espèce de 200phyte. Quoi qu'il eu soitj la prudence dé très-petits animaux parmi lesquels il existe sans doute une très-grande variété d'espèces t par»iît définitivement être la cause de cette apparence lumineuse de la mer ^
Si la variété nous i-U}um\ dans les animaux et dans les planteSj la forme ne nous surprendra pas moins, car la nature fi su produire les genref^ ettJes figures les plus divers; on voit sur des i^ierres de taille, ou sur des grès, des taches verÈeSj quî ne sont autre clmse que de petites plantes; d'autres surfaces extrêmement dures et lisses, telles que la pierre , le verre même , malgré son extrême poli, se couvrent de végétaux. Les Qioisissures qui viennent partout où règne l'humidité sont aussi des végétations remarquables, et vues au microscope elles offrent à l'œil un entrelacement de petits arbustes, qui ressemble à une forêt d'un effet merveilleux.
Si nous voyons des végétations qui présentent à l'œil un développement inattendu et rapide tel que celui des champignons, de même nous en voyons aussi qui échappent subitement aux regards par la manière imprévue dont elles se dissimulent. Comme nous avons vu le ratifère et d'autres zoophytes disparaître totalement, ensevelis dans une couche de sable sec, voici des plantes, comme le nostoc, qui demeurent invisibles sur le sol oiî elles habitent, tant que celui-ci
* Contemplation, X® partie, ch. xxii, — Voy. aussi Mémoire sur la phosphorescence de la mer^ par Verhaegen , dans les Mémoires de P Académie des sciences de Bruxelles^ in-4*, 1847.
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reste sec; mais si la pkiie vient à les humecter» elles prennent à rinstant des formes très caractérisées. Le nostoc est sous ce rapport véritablement digne de remarque. H apparaît^ comme le dit Tauteur de la Contemplation, pour ainsi dire subitement dans les jours d'hurniilite uu api ùs ]«s pluies, dans les allées de nos jardins. On le voit aiore sous la forme d'une gelée verdâtre, imitant assez par sun upparence la peau de certains fruits, il reste dans cet état tant fjue ['atmo&i>hère demeure humide; s'il fait sec, au contraire, \t nostaç se retire sur lui-même et ne devient ph^-^ qn"un atome de pous* sière presque imperceptible. On peut alorsj s'il a t'té gardé, lui rendre sa forme végétale en lliumectant d'un peu d*eau. Réaumur, qui leprejpier obstrvaavec suecosles végétations singulières, découvrit le mystère de mn orgADisation; il reconnut sur sa surface ôv^ jtetits ^niîm d'iuognle grosseur, de forme sphérique, qui lui parurent devoir être les embryons ou semences de la pknte , il étudia et dé* crivit leur développement. Le champignon, moins extraordinaire au premier abord que le nostoc, croît aussi d'une manière sponti^pée et nous étonne souvent par sa brusque apparition au milieu des jardins. La truife n'a pas une organisation moins remarquable, puisque enfouie dans le sein de la terre et dissimulant complètement ses formes végétales et |e§ moyens dont elle se sert pour se propager, elle a toutes les apparences d'une pieire ou d'un minéral. Une autre espèce de plante, la tremelle, a des mouvements naturels qui la rapprochent des animaux au point que plusieurs naturalistes ont été induits en erreur et l'ont confondue avec des zoophytes, puisque, comme ces animaux-plan* tes, elle possède une espèce de locomotion qui n'exclut cependant pas tous les dehors d'une plante. Le fucus mérite aussi d'être remarqué. Cette production marine n'a pointée feuilles ni de fleurs; elle n'a point non plus de racines et ne