INTRODUCTION. XXXIII
lement par Schirach, mort en 1773, simple pasleur dans la Lusace et cultivateur d'abeilles , et qui compléta les découvertes de Réaumur par d'autres non moins importantes qui achevèrent d'éclairer Thisloire de ces industrieux insectei^ Il existait alors dans ce pays une société qui avait été fondée pour se consacrer exclusivement à leur étude et à Tart de les élever.
11 nous reste à parler, pour achever cette esquisse, de deux illustres contemporains de Bonnet, Haller et Spallanzani. Haller s'illustra par les travaux les plus variés et les plus étendus dans la médecine, Tanatomie et Thistpire naturelle. Né à Berne en 1708, il toucha à presque toutes les parties du savoir humain. Il fut élève de Boerhaave et visita successivement Londres et Paris, où il étudia la médecine. Ses meilleurs ouvrages roulent sur la botanique, la physiologie, Tanatomie. Il fut aussi poëte remarquable. Ses écrits, traités ou Mémoires, s'élèvent à près de deux cents, parmi lesquels il faut citer la Flore de la Suisse, 3 vol. in-fol. (Berne, 1778), les Icônes anatomicœ, Gottingue, 1756; ses Opéra minora, 3 vol. in-4**, Lausanne, 1762-1768, qui contiennent des recherches excellentes sur la respiration, sur l'irritabilité, sur le développement du poulet dans l'œuf et les diverses transformations que subit le germe et l'embryon humain, sur la génération, et surtout ses Éléments de physio^ logie, 9 vol. in-4°, Lausanne (1757-1766); c'est son ouvrage le plus important et qui produisit une véritable révolution dans la science.
Haller se fit un nom dans l'étude de la physiologie, principalement par ses découvertes sur l'irritabilité et le rôle qu'elle joue dans les phénomènes de la vie. 11 considère cet élément comme une force particulière à la fibre charnue et indépendante de la sensibihté proprement dite. Le mot irritabilité avait été employé pour la première fois au dix^