‹ Charles Bonnet, philosophe et naturalisteChapitre 41 sur 126 · IL TERMINE SON INSEGTOLOGIB · texte numérisé non relu

IL TERMINE SON INSEGTOLOGIB

Pucerons et les vers, et les publia sous le titre d'InseO' tologie, en 1744. Quoique l'ouvrage n'annonçât qu'un naturaliste, on trouve dans la préface les vues d*un philosophe qui sait s'élever aux idées générales; il juge avec impartialité, et indépendance les idées de ceui qui Tout précédé dans la même carrière. Il rend la plus éclatante justice aux travaux de Redi, de Malpighi, de Swammerdam, de Leuwenhoeck et surtout de Réaumur, dont il loue avec chaleur les excellent Mémoires sur les insectes. « Aucun naturaliste, dit-il y dans sa préface, n'a « porté rinsectologie à un plus haut point de perfection , « et ne Ta rendue plus digne d'être mise au rang des « sciences que l'illustre M. de Réaumur, l'ornement de la « France et de son siècle. Ici que n'aurai je point à dire « des admirables mémoires dont ce grand observateur enri- « chit la ré|)ublique des lettres depuis plusieurs années?

« Les chenilles, les papillons, les mouches, laissés au- «paravant dans la plus grande confusion, distribués en « classes et en genres, par des méthodes également simples « et abrégées, la structure de leurs parties intérieures et « extérieures , décrites avec toute la clarté et l'exactitude a possibles; la théorie de leurs changements de forme, « mise dans un nouveau jour, et enrichie de découvertes « très-curieuses; leurs mœurs, leur génie, leurs inclinations a développés avec le plus grand art; les secrets de la con- « struction de leurs divers ouvrages dévoilés, voilà* en peu «de mots les principales richesses dont l'insectologie est « redevable à la profonde sagacité et à la patience infatid gable de M. de Réaumur. Mais il est d'autres fruits des a travaux de ce grand homme qui ne le cèdent point en « utilité aux précédents et qui en relèvent encore le mé- « rite; je veux parler de l'effet que la lecture de ses ou-

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« vrages psoduk nécessairemenl sur tous eeun qui aat le « goût de la physique. Eu excitant leur admiration pour les tt merveilles de la nature et leur inspirant les plus grandes « idées de l'Être suprême qui en est Vauteur^ elle les « forme en mênoe temps à Fart d'observer^ art d'autant « plus estimable qu'il n'est point borné à un seul §enre de a science.

« Conduit de bonne beure à faire mes délice» de eette (c excellente lecture, je n'ai pu que nie sentir animé du désir fit de devenir spectateur de faits si intéressants. J'ai done « tâché de revoir après M. de Réaumur. Je l'ai suivi pour « ainsi dire pas à pas. Dans un pays si vaste et aiqourd'bui a peu fréquenté, il n'est pas difficile de faire de nouvelles a découvertes. L'observateur le plus éclairé et le plus attentif « ne saurait apercevoir tout. On peut d'ailleurs se trouver « favorisé d'beureux hasards qui s'étaient refusé^ à d'autres^ .(( Tout cela doit empêcher qu'on ne s'étonne que j'aie vu «.a§sez jeune des particularités qui avaient échappé à un tt observateur aussi clairvoyant que l'est M. de Réaunur. m Enhardi par cette bonté qui lui est naturelle, }'ai pris tt la liberté de lui communiquer mes observations dans a le plus grand détail , et la manière obligeante et aflec- « tueuse avea laquelle il a bien voulu les receveur n'a pas « peu contribué à m'exeiter à pousser phis loin oies re*a cherches.

« C'est donc principalement à M. de Réaunur, à^mt je ft ine fais gloire de me dire fllève, que le publie doit les « observations que je lui offra aujourd'hui. Elles roulent « sur deux des phis importantes redterdws^ de l'insecto- « logie. La première est la génératioa des pucerons sans «t accouplement; la seconde esi la multiplicalion de œrlains tt i^rs par boutures, A l'^i^arAde cette teiièr^ os ne lrou«

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