BONNET ENGOUIU(}B LES TALENTS DE SAUSSURE
ruhh e&W^f il mm^ii hmov^bk/mmi eelte tâeb» tout m retiiptaiit eruaUemeot l'^euve. « La philoM^it ehr é^ ti§nn#9 4^t^il dans ses iutâressaiits Mémoires^ yint à mwft mmÊ^»iiUB eomoh, ma fortifia et me montra des dér dommagements que je D'eaviia§eai points sans »e sentir aap^i<»ur à mou infortune. Je me résignai à la volonté de c^tta Providence adorabte qui dispense les biens et lesmam mi^mi la loi de sa profonde sagesse, et qui n'est pas moim tÂeofaisante dans ce qu'elle nous refuse que dans ce qu'elle Qotts accorde. )» Au lieu d'un bonbeor calme et soutenu il trouva donc désormais une suite d'éi^euves de tous les iours> mais heureusement adoucies par ce qi}e le dévmietipei^t éveille de doux dans rame et par la eonviction où ii était de diminuer les sooffitinces de celle qu'il aimaitt Son courage fut égal à la patience de sa coppagne, et lom de s'abandonner à la tristesse^ ils sunent protiter de.ee qtii leur lestait de tranquillité pour attirer dans leur maison une réunion d'amis fidèles» empressés de partager le^ cbarm^ de leur société.
Ce fut dans ces réunions qui avaient leur centre dans U famiUe de sa femme que Bonnet rencontra un jeune homme devenu depuis ilk^tre dans l'histoire des sciences naturelles et à la gloire duquel il ne contribua pas médiocrem^t. Ce fut le jeune Saussure. 11 était neveu de madame âçonet et cOBunençait alors une carrière dans laquelle il acquit Mne juste illustration* U s'était fait remarquer de bonne heure par des essais sur l'histoire naturelle des plantes > et ent^e 4tutres par un Mémoire très-^ien (ait sur la structure de l'éeorce des feuilles et des pétales des végétaux^ qui lui valut le suffrage d'Albert de Haller. A l'âge de vingt-^u^ ans il avait obtenu à l'Académie de Genève la chaire de philosophie qu'il occupa. pendant vingt-quatre ans. Noms n*avâns pas besoin de rappeler les services qu*il rendit aux
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wienees par Hovention et l'applicatimi de rhygromètre et par ses traYaux sur divers points de la géographie physique et de la météorologie. Bonnet sut discerner s(m mérite^ r^icouragea^ lui donna des conseils et contribua ainâ à doter l'Europe d'un savant de plus.
Les chagrins que ressentit Charles Bonnet par suite du malheureux accident dont nous vemms de rendre compte fur^t encore rendus plus sensibles par la- perte qu'il fit d'un de ses amis les plus chers et qui lui avait montré de la sollicitude dans les d^uts de sa carrière scientifique : Réaumur, ators le plus célèbre des naturdistes français» car Buffon n'était pas encore arrivé à son immense réputation, Réaumur, connu par des travaux de tous les genres, sur diverses parties de l'histoire naturelle et principalement sur l'insectologie, mourut dans la soixante-quinzième année de son âge, le 15 octobre 1757. Cette triste nouvelle causa un vif cfaagrin à notre philosophe. Réaumur avait vu naître les essais de sa jeunesse, Favait protégé dans ses débuts et assisté de ses conseils. Pendant dix-neuf ans tous deux avaient correspondu de la manière la plus suivie, et le jeune savant avait communiqué au savant plus expérimenté ses premières observations. Dans le plus vif mom^t de sa douleur Bonnet eut besoin d'épancher les sentiments de son cœur dans le sein d'un ami capable de s'y associer, et il écrivit à M. de Fouchy, secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences, la lettre suivante, qui peut passer pour un éloge complet du célèbre naturaliste français :
« Quel ami, monsieur, venons-nous de perdre! M. de Réaumur n'est plus et la France et la république des lettres perdent eu lui un de leurs plus grands ornements. 11 n'est plus, ce père de la bonne physique, cet homme qui nous enseigna les routes qui mènent au vrai. Je perds en lui un ami de dix-neuf années dont le commerce m'était égale-