‹ Charles d'Orléans, joueur d'échecsChapitre 3 sur 6 · Ed. J. M. Guichard, p · texte numérisé non relu

Ed. J. M. Guichard, p

Gaaigner le jeu entièrement.

Envoy Je vous supply. très humblement, Amour, aprenez moy comment J'asserray ces dez sans faillir Parquoy puisse, sans plus -languir, Gaaigner le jeu entièrement.

Un traité du jeu de mérelles termine cette collection (fol. 173-184). Les pièces de ce jeu se nommaient la lune, Vétoile, le rond, le carré, la croix, Vécu: les figures d*or jouaient contre les rouges. La table du jeu était ainsi disposée :

JEU DE MERELLES

Les pièces se déplaçaient suivant les bandes du tablier : la pièce était prise lorsqu'elle était « enclose » ou en opposition avec pièce de valeur supérieure '.

Charles d'Orléans était également joueur de mérelles et nous lisons dans ses comptes ce A m. d. s. pour jouer aux mereles, dedans le bateau » (30 juillet 1450) \

Au xv^ siècle cette première collection a été complétée par le Livre des Echecs Moralises de Jacques de Cessoles, traduit en français par Jean de Vignay (fol. 184-264); cette addition est sans doute due à Charles d'Orléans qui a fait mettre ses armes dans la capitale initiale de ce traité.

Nous avons vu que le ms. lat. 10286 avait bien appartenu à Charles d'Orléans, que le comte de Clermont l'avait ensuite possédé. En examinant les marges de ce manuscrit nous avoirs reconnu de nombreuses annotations de la main de Charles d'Orléans : le ms. lat. 10286 est donc la propre règle de ce prince.

1. Aujourd'hui encore les enfants jouent à la marelle ; ils poussent du pied un caillou sur un tablier dessiné sur le sable, et dans nos rues avec un charbon.

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