‹ Charles Darwin et ses précurseurs françaisChapitre 4 sur 24 · LAMARCK · texte numérisé non relu

LAMARCK

Lamarck fut d’abord le disciple de Buffon, le familier de sa maison il entra à l’Académie des sciences l’année même

(1) Jean-Baptiste-Pierre-Antoine Monet, chevalier de Lamarck, né à Bargentin en 1 7 A A , mort à Paris en \ 829. La nature de ce livre me force à com-

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où parut le dernier volume de Y Histoire naturelle (1779)» Nous n’avons pas à montrer ici combien étaient mérités cet accueil et cette récompense, non plus qu’à insister sur les mérites éminents du naturaliste. Ses études théoriques sur l’origine et la filiation des espèces doivent seules nous occuper.

Sur ce sujet, Lamarck a reflété les deux premières phases de son maître ; -mais il s’est arrêté à la seconde. Il en avait accepté l’idée fondamentale, et la poursuivit jusque dans ses conséquences les plus extrêmes à l’aide de ses conceptions propres. En outre, doué d’un esprit à la fois méthodique et spéculatif, il céda à la tentation d’expliquer les phénomènes du monde organique en les rattachant à des idées philosophiques générales (1). Par là, il faut le reconnaître, il se rapprocha de de Maillet et de Robinet. Toutefois il ne toucha pas aux problèmes cosmogoniques ; et son système, en ce qui nous intéresse, n’a aucun rapport avec celui du second, pas plus qu’avec les hypothèses du premier.

Après quelques généralités sur ce qu’on appuierait

battre presque toujours les idées de ce grand naturaliste. Je dois d’autant plus rappeler que, par ses écrits de science positive, Lamarck a mérité d’être appelé le Linné français.

(1) Lamarck a développé ses idées à plusieurs reprises dans plusieurs publications. 11 les a surtout développées dans trois ouvrages dont voici les titres : Philosophie zoologique (1809); Introduction de l’Histoire naturelle des animaux sans vertèbres (1815); Système des connaissances positives (1820).

h II EXPOSITION DES DOCTRINES TRANSFORMISTES.

aujourd’hui la méthode naturelle, Lamarck se demande ce que sont les espèces , ces groupes élémentaires des deux règnes organiques. Il rappelle les incertitudes de la science et la difficulté qu’éprouvent souvent les naturalistes à caractériser les espèces voisines; il insiste sur le grand nombre des a espèces douteuses », c’est-à-dire de celles qu’on ne peut distinguer nettement des races ou des variétés. Il revient à diverses reprises sur la gradation que présente l’ensemble des espèces et des types. De ces faits empruntés d’abord aux animaux et aux végétaux sauvages, il conclut que l’espèce en général ne possède pas la constance absolue qu’on lui attribue d’ordinaire (1). Dans un chapitre spécial, il revient sur cette conclusion, et invoque les exemples de variation si nombreux , si frappants, que présentent les espèces domestiques. Il cite en particulier nos poules et nos pigeons (2). Il montre les conséquences pratiques de ces faits au point de vue de l’étude et des classifications, puis il cherche à les expliquer.

Très-expressément et à diverses reprises, Lamarck, si souvent accusé d’athéisme, proclame l’existence de Dieu (3). Mais il distingue le Créateur de la nature , et celle-ci de V univers. Ce dernier est l’ensemble inactif et sans puissance

(1) Philosophie zoologique, chap. m, et Introduction.

(2) Philosophie zoologique, chap. vu, et Introduction.

(3) « On a pensé que la nature était Dieu même. . . Chose étrange ! on a confondu la montre avec l’horloger, l’ouvrage avec son auteur ; assurément, cette

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propre de tous les êtres physiques et passifs, « c’est-à-dire » de toutes les matières et de tous les corps qui existent» . La nature au contraire est une puissance active, inaltérable dans son essence, constamment agissante sur toutes les parties de l’univers, mais dépourvue d’intelligence et assujettie à des lois. En d’autres termes, Lamarck admet l’existence d’une matière inerte et de forces. Ces dernières sont les véritables causes de tous les phénomènes. Parmi ces forces, il en est de subordonnées et qui naissent des puissances supérieures. Lamarck place la vie parmi ces forces dépendantes, « instituées par la puissance générale ». Pour lui, la vie naît et s’éteint avec les corps qui ont été son domaine ; elle n’est qu’un effet particulier plus ou moins passager, plus ou moins durable, des actions exercées par ce que nous appelons aujourd’hui les forces physico-chimiques ; et celles-ci seules ont peuplé le globe primitivement désert, en déterminant les générations spontanées.

Voici comment Lamarck explique le mécanisme de ces créations exclusivement dues aux forces générales.

L’attraction a formé dans les eaux du vieux monde, et forme journellement dans celles du monde actuel, de trèspetits amas de matières gélatineuses ou mucilagineuses.

idée est inconséquente. » ( Histoire naturelle des animaux sans vertèbres , Introduction.) — « Elle (la nature) n’est en quelque sorte qu’un intermédiaire entre Dieu et les parties de l’univers physique pour l’exécution de la volonté divine. » (Ibid.)

Sous l’influence de la lumière, les fluides subtils (calorique, électricité) pénètrent ces petits corps. En vertu de l’action répulsive qu’ils exercent, ils en écartent les molécules, y creusent des cavités, en transforment la substance en un tissu cellulaire d’une délicatesse infinie. Dès lors ces corpuscules sont capables d’absorber et d’exhaler les liquides et les gaz ambiants. Le mouvement vital commence; et, selon la composition de la petite masse primitive, on a un végétal ou un animal élémentaire, un byssus ou un infusoire. Peut-être même des êtres bien plus élevés prennent-ils naissance par le même procédé direct. N’est-il pas présumable, dit Lamarck, qu’il en est ainsi pour les vers intestinaux ? Pourquoi les choses ne se passeraient-elles pas de même pour des mousses, pour des lichens?

Si le naturaliste, partant des êtres élémentaires directement engendrés par la nature, considère l’ensemble des animaux ou des végétaux, il reconnaît bien vite que d’un groupe à l’autre l’organisation s’élève par degrés et se perfectionne en se compliquant. Toutefois — et Lamarck insiste sur ce point avec une certaine vivacité — ce fait général n’est vrai qu’à la condition de procéder par grandes coupes. En réalité, il n’existe rien de semblable à l’échelle rigoureusement graduée qu’ont admise Leibnitz, Bonnet et * d'autres philosophes ou naturalistes. Les animaux sont parfaitement distincts des végétaux, et chacun de ces règnes, étudié isolément, ne représente pas une série unique. Tous

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les deux ont, il est vrai, le même point de départ : dans l’un et dans l’autre, l’organisation, d’abord d’une simplicité extrême, s’est complétée par des moyens analogues; mais chez tous les deux le développement régulier, normal, a été troublé par des circonstances accidentelles. De là proviennent des lacunes, des irrégularités portant tantôt sur la

forme extérieure, tantôt sur l’organisation interne, et qu’on a eu tort de nier.

Toutefois, dans les familles, dans les genres et surtout dans les espèces, la loi générale se reconnaît d’une manière évidente, et de là même résultent les difficultés que le naturaliste rencontre à chaque pas dans la délimitation de ces groupes. Chaque jour d’ailleurs on découvre de nouveaux mtermédiaires entre les types qu’on avait pu croire nettement séparés. C’est ainsi que les monotrèmes (ornithorhynque, échidné) viennent de réunir aux mammifères les reptiles et les oiseaux (1).

Comment expliquer un pareil état de choses ? Lamarck répond à cette question par le pouvoir de la nature . C’est elle qui a tout produit. Or « il est évident, dit-il, . quelle » n’a pu produire et faire exister à la fois tous les animaux*.., » car elle n’opère rien que graduellement, que peu à peu ; » et même ses opérations s’exécutent relativement à notre » durée individuelle avec une lenteur qui nous les rend

(1) La découverte de ces types de transition était en effet assez récente.

» insensibles (1). » Les êtres élémentaires, formés de toutes pièces par l’action des forces physiques, et ayant, grâce à elles, reçu la première étincelle de vie, se sont développés et se développent encore journellement; la génération spontanée des proto-organismes date des premiers jours du globe, et est tout aussi active aujourd’hui que jamais. Ce sont ces proto-organismes qui ont donné naissance à tous les êtres que renferment le règne animal et le règne végétal, et les espèces les plus élevées en descendent par voie de filiation, de dérivation.

La nature dispose en maîtresse de la matière, de l’espace et du temps pour accomplir cette genèse des êtres. Mais à son tour elle est soumise à des lois. Les principales sont au nombre de quatre, et Lamarck les énonce en les étayant de considérations où se trouvent formulés les principaux points de sa doctrine. Nous ne saurions trop appeler l’attention du lecteur sur les principes posés ici par le naturaliste français.

La première de ces lois est que la vie, par ses propres forces, « tend continuellement à accroître le volume de tout » corps qui la possède et à étendre les dimensions de ses » parties jusqu’à un terme qu’elle amène elle-même ». Ce terme est la mort, suite naturelle de la vie. Mais avant qu’elle ait frappé même le petit corps gélatineux que nous

(1) Histoire naturelle des animaux sans vertèbres, Introduction,

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avons vu naître par génération spontanée, celui-ci a été le siège de mouvements qui l’ont développé, grandi et déjà quelque peu modifié en bien.

Ce premier progrès, d’abord tout individuel, n’est que le premier pas fait dans la voie de perfectionnement que vont parcourir les descendants du corpuscule primitif, grâce à une autre loi placée par Lamarck au dernier rang, mais qui mérite de prendre place ici. « Tout ce » qui a été acquis, dit-il, tracé ou changé dans I’orga- » nisation des individus pendant le cours de leur vie, est » conservé par la génération et transmis aux nouveaux indi- » viclus qui proviennent de ceux qui ont éprouvé ces chan- » gements. »

On comprend toute l’importance de cette loi, en vertu de laquelle les moindres modifications, accumulées de génération en génération, finissent par produire les changements les plus variés et les plus frappants. Lamarck en a fait res- • sortir toutes les conséquences essentielles.

Je me borne pour le moment à faire remarquer que l’action de l’hérédité telle que Lamarck l’a comprise n’est pas même indiquée par Telliamed, et qu’elle est en opposition absolue avec les idées fondamentales que Robinet professe sur la nature de la matière et des germes. J’ajouterai encore que, dans les idées de Lamarck, le temps intervient comme élément indispensable. Les modifications organiques sont graduelles, très-lentes; et, pour devenir sensibles, elles

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exigent des périodes dont la longueur échappe à notre observation. Sous tous ces rapports, la Philosophie zoologique présente le contraste le plus frappant avec les enseignements de Telliamed, qui admet les métamorphoses individuelles et brusques.

Quelque insensibles et gradués que soient les changements, encore faut-il qu’ils soient déterminés par une cause et produits par certains procédés. La seconde loi de Lamarck répond à ces deux questions. « La production d’un » nouvel organe dans un corps animal, dit cette loi, résulte » d’un nouveau besoin qui continue à se faire sentir et » d’un nouveau mouvement que ce besoin fait naître » et entretient. »

Ici Lamarck se rapproche de Telliamed autant que le permettent les différences fondamentales des deux doctrines. Les besoins dont .il parle ressemblent beaucoup à la nécessité invoquée par le philosophe indien pour motiver la transmutation d’un poisson volant en oiseau. Seulement le naturaliste français fait toujours intervenir le temps et un nombre indéterminé, mais fort considérable, de générations. Il parle aussi très-souvent de l’influence exercée par les circonstances, par le milieu, et l’on pourrait croire qu’il attribue au inonde extérieur le pouvoir de modifier directement la formation et l’organisation des êtres. Lamarck se rapprocherait par là de Buffon ; mais il prend soin de prémunir lui-même le lecteur contre une assimilation poussée trop

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loin. Pour lui, si les conditions d’existence agissent sur les êtres vivants, c’est seulement parce que d’elles dépendent les besoins, et que la nécessité de satisfaire à ces besoins entraîne des habitudes (1).

Déjà nous avons vu de Maillet exprimer à peu près la même pensée ; mais Lamarck l’a développée, ou mieux l’a modifiée de manière à se l’approprier. Pour lui, Y habitude est le procédé général mis en œuvre par la nature pour transformer les animaux. Il résume ses vues à cet égard dans celte dernière loi : « Le développement et la force d’ac- » lion des organes sont constamment en raison de l’emploi » de ces organes. » De cette proposition essentiellement physiologique, il résulte que l’exercice doit fortifier les appareils de l’organisme, tandis que le repos tend nécessairement à en amener l’amoindrissement d’abord, l'annihilation ensuite.

Lamarck est ainsi conduit à admettre non-seulement des « transformations progressives » , mais aussi des « transfor- » mations régressives » portant au moins sur certains organes. La manière dont il comprend l’origine des mammifères et le partage de cette classe en trois groupes fonda-

mentaux présente une application simple et précise de cette théorie. Les mammifères dérivent directement de reptilessauriens semblables au crocodile. Ils ont apparu d’abord

(1) Philosophie zoologique , chap. vu.

sous la forme de mammifères amphibies qui possédaient quatre membres, mais peu développés. De ceux-ci, les uns, comme les phoques, contractèrent l’habitude de se nourrir de proie vivante, et, entraînés peu à peu sur terre sans doute par l’ardeur de la chasse, se transformèrent en mammifères onguiculés (carnassiers, rongeurs). D’autres, les lamantins par exemple, s’habituèrent à brouter ; et, gagnant peu à peu l’intérieur des continents, formèrent la souche des mammifères ongulés (pachydermes, ruminants). Chez les uns et les autres, les nécessités de la locomotion terrestre, les habitudes que celle-ci entraîne, développèrent largement les membres et le bassin, cette ceinture osseuse qui sert d’attache aux pattes de derrière. Les mammifères aquatiques, qui prirent l’habitude de rester dans l’eau et de venir seulement respirer à la surface, perdirent peu à peu les membres postérieurs, qui ne fonctionnaient plus, et le bassin, désormais inutile. En même temps, les membres antérieurs, sons l’influence des habitudes commandées par le milieu, se raccourcirent et se changèrent en nageoires. De là est venu ce que nous appellerions aujourd’hui le type aberrant , auquel se rattachent la baleine et les autres cétacés. « Assurément, dit Lamarck, il entrait dans » le plan de leur organisation d’avoir quatre membres » et un bassin comme tous les autres mammifères. Ce » qui leur manque est le produit cl un avortement occa- » sionné, à la suite de beaucoup de temps, par le défaut

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» d’emploi des parties qui ne leur étaient plus d’aucun » usage (1). »

Lamarck ne se contente pas d’ailleurs de ces indications vagues sur la cause des transformations des types animaux ; il en précise le mécanisme, et prend pour exemple les mollusques gastéropodes (escargots, limaces), «Je conçois, dit- » il, qu’un de ces animaux éprouve en se traînant le besoin » de palper les corps qui sont devant lui. Il fait des efforts » pour toucher ces corps avec quelques-uns des points an- » térieurs de sa tête, et y envoie à tout moment des masses » de fluide nerveux..., des sucs nourriciers. Je conçois qu’il » doit résulter de ces affluences réitérées quelles étendront » peu à peu les nerfs qui s’y rendent... Il doit s'ensuivre » que deux ou quatre tentacules naîtront et se formeront » insensiblement sur les points dont il s’agit. C'est ce qui » est arrivé sans doute à toutes les races de gastéropodes à

(1) Philosophie zoologique ; Additions. — L’auteur revient, du reste, à diverses reprises sur ces considérations, et cite d’autres exemples, parmi lesquels il en est d’empruntés à l’homme lui-même. Il signale en particulier comme due au défaut d’exercice l’atrophie de l’oeil chez certains mammifères et chez certains reptiles. La manière de se nourrir du fourmilier, du pic-vert, explique le développement de la langue de ces animaux ; la station assise et la progression par sauts imposées au kanguroo par son mode de gestation sont encore, selon Lamarck, la cause de la petitesse des membres antérieurs et du développement énorme que présentent les membres postérieurs et la queue. L’habitude de sauter en étendant fortement les membres a développé les membranes latérales des écureuils volants et déterminé la formation des ailes des chauves-souris. Etc.

bh EXPOSITION DES DOCTRINES TRANSFORMISTES.

)> qui des besoins ont fait prendre l’habitude de palper les » corps avec des parties de leur tête ; mais, s’il se trouve » des races qui n’éprouvent pas de semblables besoins, » leur tête reste privée de tentacules, elle a même peu de » saillie. » — Voilà comment Lamarck comprend que toutes les formes animales sont dérivées peu à peu de protoorganismes nés sous l’empire des forces physiques. Il ne se borne pas à indiquer ce fait capital, conséquence logique de tout ce qui précède ; il développe sa conclusion et dresse le tableau généalogique indiquant la filiation des classes dans le règne animal (I).

Lamarck a fait aux végétaux l’application de ses principes et a été conduit à des résultats analogues. Toutefois il reconnaît qu’on ne peut admettre dans les plantes rien de semblable aux mouvements habituels dont l’influence est si grande chez les animaux. Aussi les transformations s’accomplissent-elles ici, selon lui, grâce « à la supériorité » que certains mouvements vitaux peuvent prendre sur » les autres, sous l’influence des changements de circon- » stances ». C’est encore, on le voit, une sorte d’habitude.

(1) Lamarck a dressé par deux fois le tableau des origines des groupes classiques du règne animal. Ces deux essais de généalogie zoologique générale présentent d’assez grandes différences. Tous deux comptent deux séries légèrement ramifiées, et partent, l’une des infusoires, l’autre des vers intestinaux, formés les uns et les autres par génération spontanée. Dans le premier, Lamarck ne rattachait aux infusoires que les polypes et les radiaires ; il tirait directement des mollusques les poissons et les reptiles; de ces derniers, les

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Dans les deux règnes d’ailleurs, les causes du changement sont tout intérieures et individuelles. C’est l'organisme qui agit sur lui-même volontairement ou involontairement. Le monde extérieur, le milieu n’intervient que pour déterminer les actes ou les phénomènes, causes immédiates de toutes les modifications subies par les êtres vivants. Il y a là entre la manière de voir de Lamarck et celle de Buflon une différence radicale, une opposition complète.

A diverses reprises, Lamarck insiste sur l’accord existant entre les conséquences de sa théorie et les faits de la géographie, sur la facilité résultant de ses doctrines pour

oiseaux et les mammifères amphibies. ( Philosophie zoologique, t. Il, Additions.) Voici le second de ces tableaux ( Animaux sans vertèbres, supplément à l'Introduction) :

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