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FORCE DES RACINES

telle espèce les fait monter et descendre une.fois en vingt-quatre heures, et telle, treize fois en quarantesix heures. Les mouvements des deux cotylédons sont indépendants Tun de l'autre. La lumière exerce une influence prononcée sur eux; leur sensibilité au contact est par contre assez faible, et se ren* contre surtout chez les plantes dont les cotylédons ont l'habitude de sommeiller, bien qu'il y ait des exceptions. La sensibilité de la radicule est généralement grande, surtout au contact prolongé qui la fait s'incliner vers l'objet touché ; elle fuit la lumière. Les racines secondaires circumnutent comme la radicule primaire. Nous avons fait, plus haut, allusion au sommeil des feuilles : ce sommeil est un exemple de mouvements de circumnutation, mais c'est un mouvement sur lequel les agents extérieurs, les différences de lumière principalement, exercent une influence très marquée. Il est tantôt passager, tantôt permanent; dans le dernier cas il est dû à un organe spécial, et dure tant que vit la feuille; dans le premier, il se produit sans organe spécial, mais ne dure que jusqu'à la fin de la croissance de celleci. Le sommeil est plus répandu chez les cotylédons que chez les feuilles.

Il est caractérisé par ce fait que la feuille prend la position qui expose la face supérieure au minimum de radiation, et Darwin considère que ce mouvement a bien pour but de soustraire la face en ques-

tion à l'excès de ce phénomène. Il y a utilité pour les plantes à diminuer celui-ci, car si Ton empêche une plante de donner à ses feuilles la position de sommeil durant la nuit, elle souffre plus du froid. Après avoir étudié le sommeil des plantes, Darwin considère les faits d'héliotropisme, c'est-à-dire d'attraction des organes végétaux aériens par la lumière, et d'aphéliotropisme, c'est-à-dire de répulsion pour la lumière : ce dernier phénomène n'existe que pour les racines, bien qu'il s'en présente un de même genre pour les cotylédons qui, en présence d'un éclairage trop vif, se disposent de façon à présenter à celui-ci leurs bords et non leurs faces. Au sujet de Théliotropisme , Darwin a vu que des plantes sont manifestement attirées par des lumières extrêmement faibles, et il a vu que cette attraction est d'autant plus forte que la jeune plante a été auparavant moins exposée à la lumière. Ce qui est très curieux, c'est de voir combien une excitation lumineuse faible et courte exerce une action nette et de longue durée. « Nous constatâmes, dit Darwin, que des semis gardés à l'obscurité, et éclairés par une petite bougie pendant deux ou trois minutes seulement, à des intervalles de trois quarts d'heure ou d'une heure environ, se courbaient tous vers le point où avnit été placée la bougie. » Cette sensibilité, parfois exquise, à la lumière est généralement localisée en des points restreints, et si la lumière est

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