‹ Charles DarwinChapitre 67 sur 90 · Vie et Correspondance, t. II, p. ÔÎH · texte numérisé non relu

Vie et Correspondance, t. II, p. ÔÎH

Le résultat est en effet extraordinaire. Cette sensibilité extrême à des contacts avec des parcelles de poids infinitésimal amena Darwin à se demander quelles sont les conditions nécessaires pour que ces parcelles si ténues déterminent un mouvement. Il vit que ce n'est pas une affaire de poids, car en mettant une goutte d'eau, beaucoup plus lourde que les parcelles susceptibles d agir sur les glandes d'un filament, il ne déterminait aucun mouvement. Ce n'est pas non plus l'ombre, presque nulle d'ailleurs, portée par la parcelle, car, à l'obscurité, l'inflexion se produit pareillement. En réalité, c'est affaire de contact. Pour qu'une substance agisse, il faut qu'elle traverse la sécrétion et vienne au contact dé la glande même, et, dans tous les cas où les parcelles déterminaient une inflexion, Darwin les retrouva au contact de celle-ci. Ce contact se produit d'ailleurs avec une vitesse variable, et le temps employé par les parcelles pour traverser la sécrétion, pour arrivera toucher la glande même, diffère beaucoup; d'où la différence dans la rapidité de l'inflexion. Un autre exemple de la sensibilité extrême des glandes est fourni par le fait que, en plongeant une feuille dans de Teau renfermant une poudre quelconque, impalpable, on obtient une inflexion. Dans ce cas, des parcelles infiniment petites ont été aperçues au contact de la glande. Ces faits sont assurément extraordinaires, mais le soin avec lequel ils

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