‹ Charles de France, frère de Louis 11Chapitre 103 sur 598 · Lettres de Louis XI, t. II, p · texte numérisé non relu

Lettres de Louis XI, t. II, p

SIGNATURE d'uNE TRÊVE 87

d'Apchier ^ et de Montlaur ^ , tandis que le vicomte de Polignac ^ et l'évêque du Puy * ont adopté la politique du duc de Bourbon. Là aussi les populations, indécises et surprises, comprennent mal ces divergences; là aussi, pour les entraîner dans le camp des ligueurs, leur fait-on annoncer de la part du duc de Berry la suppression des tailles et autres impôts si ce prince reste maître du pays ; là aussi l'évêque leur recommande-t-il de ne prêter aucun serment au roi ou à son représentant, quelles que soient les influences qui tentent de les y contraindre^ . En maint endroit, les choses faillirent tourner au tragique, témoin ce qui passa un peu plus tard à Espaly ^ où le sénéchal royal de Beaucaire, Rauffet de Balsac, voulant obliger les habitants à céder, dut commander un assaut qui dura cinq jours et les fit capituler après la mort du capitaine de la place, tué d'un trait d'arbalète '^.

Louis XI avait amené de l'artillerie et des troupes qui campèrent à Mozac et à Marsat ^ , à une petite distance de Riom, dont il se proposait de faire le siège, lorsque le duc de Nemours vint, au nom des coalisés, lui proposer une loyale soumission, promettant d'obtenir l'adhésion des autres princes, et

1. Guérin d'Apchier, en récompense de ses services, reçut du roi les seigneuries de Saint-Auban, Calvisson et Massillargues en Languedoc, qui avaient été confisquées sur Guillaume Louvet, compromis en compagnie du duc de Bourbon dans la ligue du Bien public (Archives nationales, JJ 194, f^ 30 ; publ. dans Jean de Reilhac, t. III, p. 193).

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