‹ Charles de France, frère de Louis 11Chapitre 104 sur 598 · Canton et arrond* du Puy (Haute-Loire · texte numérisé non relu

Canton et arrond* du Puy (Haute-Loire

7. Plusieurs années après, le roi fit faire une enquête sur les pilleries et exactions dont les populations auvergnates avaient alors souflfert ; les paroisses citées comme les plus éprouvées sont toutes dans le Puy-de-Dôme, cantons de Rochefort, d'Orcines, de Menât, de Saint-Amant-Tallende, de Saint-Genès- Champanelle et de Pontgibaud (Archives municipales de Clermont-Ferrand, Compte de 1470, f« 9).

8. Les 23-24 juin. Ces deux communes font partie du canton de Riom (Puy-de-Dôme).

CHARLES DE GUTENNE <,

offrant d'envoyer des ambassadeurs, à Paris, le 15 août prochain, en vue de signer une paix définitive. Le roi accepta. Des clauses spéciales concernaient les mesures à prendre pour les habitants de Bourges, l'échange des prisonniers, l'évacuation des domaines du duc de Bourbon par l'armée royale, avec l'assurance que le roi ne pénétrerait pas, jusqu'à cette date du 15 août, dans les terres du duc de Bourgogne voisines de celles du duc de Bourbon ^ Ce qui n'empêcha pas la garnison de Bourges, dans une sortie effectuée le 6 juillet, d'assaillir un groupe de francs archers momentanément établis à Ghâteauneuf-sur-Cher, retour d'Auvergne, et de subir un échec assez grave ^; le bruit même courut, et parvint au roi, de la mort d'un des principaux capitaines de Bourges, Antoine de Châteauneuf, seigneur de Luçay et chambellan du duc de Berry ; mais ce bruit était controuvé.

Ce n'était pas de gaieté de cœur que Louis XI s'était imposé l'obligation de renoncer à sa campagne d'Auvergne, et de signer cette trêve qui lui interdisait la punition complète des coupables et des rebelles. Mais sa capitale était menacée ; le comte de Charolais avait envahi la France par le nord, avait passé déjà la Somme et l'Oise, et marchait sur Paris où le duc de Bretagne devait venir le rejoindre ^. Aussi reprenait-il précipitamment la route de Paris. Il s'en fallut de peu qu'il n'y pût parvenir. Un complot très sérieux contre lui faillit réussir, d'abord à Montluçon, puis à Aigueperse ; dans cette dernière ville, entre le 21 et le 30 juin, des conciliabules secrets entre Pierre d'Oriole*, Louis d'Harcourt, le duc de Nemours et d'autres encore, ont lieu dans l'hôtel de Jean de Reilhac où le roi est descendu ; il s'agit d'effrayer Louis XI et au besoin de s'emparer de

1. Journal de Jean de Roy e, t. I, p. 51; Commines, édition Lenglet-Dufresnoy, t. II, p. 474.

2. Olivier de la Marche, Mémoires, édition Beaune et d'Arbaumont, t. III, p. 10.

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