‹ Charles de France, frère de Louis 11Chapitre 135 sur 598 · Thomas Basin, t. II, p · texte numérisé non relu

Thomas Basin, t. II, p

die * , était une ville riche ; sa chute pouvait entraîner facilement la soumission de toute la province ' . Au fond, les Normands, très attachés à leurs coutumes, et dont l'esprit particulariste s'accommodait assez bien de cette velléité d'indépendance, ne Firent guère difficulté d'accepter leur nouveau maître ^ . Pourquoi ne pas songer au rétablissement * de l'ancien duché de Normandie ?

Dès lors Dieppe^ , Arques^ , Fécamp^ , Montivilliers ^Caudebec ^ , Harfleur ^'^, Honfleur^\ Lisieux *-, Touques ^^ Pont- Audemer*\ Evreux, Caen, Bayeux vont adhérer à la Ligue du Bien public. Significative fut la conduite des habitants de Pont- Audemer. Dès la fin du mois de juillet, désireux d'être exactement renseignés sur les faits et gestes de l'armée bretonne en Beauce, comme nous l'avons vu ci-dessus, ils avaient chargé un religieux carme de la ville ^^ d'une mission de confiance, et, lorsque vint le jour où ils furent mis en demeure de se déclarer pour l'un ou l'autre parti et de manifester ouvertement

1. « Est enim terra Normannia una metropoli et sex urbibus, quatuor et nonaginta munitissimis oppidis atque arcibus potens, plerisque viris frequens ad civitatum speciem extructis, quam sexto vix die expeditus pertranseat, pecoris et piscium ferax, frumenti uberrima, pomorum atque pirorum tam passim conferta, ut hinc potum gens sibi affatim exprimat et ad exteros copiose fructus exportct ». (R. Gaguin, De Francorum regum gestisy édition de Paris, 1528, lib. X, fo 244.)

2. Un compte de Charles de France pour l'été de 1465 constate déjà un paiement fait aux gens d'armes de la garnison de Cherbourg (Bibliothèque nationale, ms. français 23262 ; Pièce justificative n» XXIV).

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