‹ Charles de France, frère de Louis 11Chapitre 149 sur 598 · Dom Morice, Preuves, t. III, col · texte numérisé non relu

Dom Morice, Preuves, t. III, col

12. Archives nationales, J 393, n» 5 (original) ; Bibliothèque nationale, coll. Dupuy, vol. 539, f"^ 172 ; publ. dans les Ordonnances des rois de France, t. XVI, pp. 397-398. — Ce fut un certain Gaudebert qui porta les lettres (Bibliothèque nationale, ms. français 23262).

sentant autorisé le duché de Berry dont il cesse d*être apanagiste* , et qui revient légalement à la couronne : François de Beaujeu, s'acquittant de sa mission, fit signifier cette modification à David Chambellan, aux maire et bourgeois de Bourges, et le chroniqueur local ^ assure que le peuple en fut ému de joie ^ ; puis il se transporta de ville en ville pour annoncer la nouvelle. Aussitôt chaque communauté * s'empressa de réclamer et d'obtenir du roi confirmation du fait de la réunion au domaine royal et de ses anciens privilèges^ .

Après l'orage, les nuages se dissipent, le calme paraît renaître. La royauté française avait joué une partie difficile, et l'avenir même de la monarchie avait paru un instant compromis par les succès momentanés des princes ligués contre le roi. La querelle, prenant de sérieuses proportions, avait dégénéré en véritable guerre civile, et une confédération jalouse de feudataires ambitieux et puissants avait pu offrir pendant quelques mois un danger pour l'unité nationale. En transigeant ici, en cédant là, en obligeant le Parlement à accepter ses décisions, Louis XI témoignait d'un sens politique auquel il convient de rendre hommage. Le duc de Bretagne et le comte de Charolais étaient ses plus dangereux adversaires. En détachant l'un et l'autre de la Ligue, peut-être arriverait-il à dominer la situation équivoque ^ tandis qu'il rétablira le calme dans le midi, en

1. Non prévenu encore, Odet d'Aj^die appelle toujours Charles (( duc de Normandie et de Bcr/y » dans des lettres du 3 novembre (Bibliothèque nationale. Pièces originales, vol. 155, doss. 3216, n* 10 ; Pièce justificative n« XIV).

2. Chaumeau, Histoire du Berry (1566), p. 150. — Il est évident que la joie provenait surtout du plaisir que trouvaient les habitants à voir cesser l'état de guerre.

3. Cf. Gilles Le Duc et J.-B. Dupré, Mémoires inédits pour servir à 'histoire de la ville et des seigneurs de Linières en Berri, édit. L. Jeny, <lans Mémoires de la Société historique du Cher, 4« série, VI (1899), p. 287.

4. Notamment la ville de Dun-le-Roi (cf. Archives communales de Dunle-Roi, AA 3).

5. Les lettres de rémission accordées aux habitants de Saint-Amand et de Bourges sont de juillet 1465 (Bibliothèque nationale, coll. Fontanieu, vol. 130, fo 307).

6. Par lettres du 9 novembre 1465 ; «.... qui pour quelconque chose qu'il ait ou pourroit avoir fait par cy devant à notre desplaisance, tant en soy iidherant à notre frère Charles et autres seigneurs de notre royaume à l'en-

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