‹ Charles de France, frère de Louis 11Chapitre 167 sur 598 · Basin, t. II, p · texte numérisé non relu

Basin, t. II, p

5. D'après l'ambassadeur milanais, les Normands voulaient tuer le duc de Bretagne (lettre du 3 décembre 1465).

6. Basin, t. II, p. 147. — Le capitaine des francs archers du bailliage de Rouen se nommait Régnant de Canteleu (Bibliothèque nationale, ms. français 23262 ; Pièce justificative n° XXIV).

7. L'ambassadeur milanais, qui, séjournant alors à Orléans avec Louis XI, se dit renseigné par les envoj'és des ducs de Bretagne et de Berry, apporte une version un peu différente : Dammartin, Bueil, Chaumont et son fils, Patrick Folcart et le patriarche-évêque prétendant avec quelques autres confédérés à la main mise sur le gouvernement de la Normandie, se seraient entendus

mauvaise foi de François II apparut alors au grand jour ; au lieu de s'associer à l'entrée qui s'annonce imminente, il se sépare subitement de Charles, et va se retourner vers Louis XI, pour le grand dommage de la Normandie convoitée par le roi.

On n'est point d'accord sur la date de l'entrée de Charles de France dans sa bonne ville de Rouen, quelque étrange que cela puisse paraître pour un événement de cette importance. Le texte des délibérations de la ville ne concorde pas avec celui des délibérations du chapitre de la cathédrale, et le récit de Thomas Basin, témoin participant et influent, qui devrait nous éclairer, rend la confusion plus grande encore : son annotateur ^ n'a pas réussi à percer le mystère. Peut-être serons-nous plus heureux.

La première prise de possession eut lieu le lundi 25 novembre, vers neuf ou dix heures du soir ^. Mais ce ne fut, si l'on peut dire, qu'une parade bien modeste, à la lueur des torches. Un cortège réduit, annoncé par des trompettes (en partie recruté parmi le personnel breton cantonné dans la ville) ^,

avec les Normands, puis se seraient portés avec 2000 hommes vers le Mont- Sainte-Catherine pour enlever le duc Charles et l'amener à Rouen ; après une lutte sérieuse, leur plan aurait réussi, et c'est alors que le duc de Bretagne aurait pris la fuite et que le duc Charles se serait déclaré prêt à restituer la Normandie contre une honorable et sérieuse compensation (Lettre du i^"" décembre 1465, déjà citée).

1. Quicherat ; voy. t. IV, p. 248. — Le dernier éditeur de Commines (t. I, p. 93) a suivi les mêmes errements en plaçant la cérémonie de la cathédrale de Rouen le 25 novembre.

2. Basin, t. II, p. 147. — On lit dans les délibérations municipales la note qui suit ; (( Le lundi après nonne, XXV^ jour de novembre, Tan mil CCCC LXV, Charles filz et frère du roy de France, à présent duc de Normandie et nostre très redoubté seigneur, entra en la ville de Rouen et print la possession de la ville comme duc de Normandie, lequel ou paravant estoit duc de Berry » (Archives municipales de Rouen, AA 8, f«' 241). — Commines ne donne aucune date.

3. Aignan Droin (secrétaire du duc Charles, mort avant mai 1467) paie le 26 novembre, c'est-à-dire dès le lendemain, à deux trompettes du duc de Bretagne et au trompette de M. de La Hunaudaj^e 69 livres tournois, à eux octroyées pour les services rendus la veille, et pour les frais supportés par eux et leurs acolytes (Bibliothèque nationale, ms. français 26090, n« 441). Le compte du duc Charles (Idem, ms. français 23262), que nous publions plus loin, parle de cinq trompettes, du héraut du duc breton, des poursuivants d'armes, et même de deux femmes qui participèrent aux générosités du moment.

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