Bibliothèque Sainte-Geneviève, ms
4. L'ambassadeur milanais Panigarola, dans une lettre du 23 décembre 1465, la déclare d'une valeur de 500000 écus (Bibliothèque nationale, ms. italien 1649, f» 85 vo).
5. Cf. Henri Stein, Olivier de la Marche, historien et diplomate bourguignon (Bruxelles, 1888, in-4) p. 37, note 3 ; mais il faut, dans le texte cité,., corriger « Baune » en «Vanne », et la date proposée pour ce voj'age doit être avancée de quelques mois; dans l'édition des Mémoires publ. par la So-
de promettre à Charles de France un secours efficace pour l'aider à recouvrer la Normandie et aller même au-delà : 20000 archers et 1600 lances sont tout prêts à intervenir, et Charolais a en outre une promesse du comte Palatin proposant d'envoyer 10000 hommes qui se joindront à l'armée bourguignonne; il n'y a donc pas une minute à perdre, et de son côté le duc de Normandie doit prévenir ses amis et faire tous ses préparatifs pour entrer en ligne. Olivier de La Marche a raconté luimême son voyage et celui de ses compagnons en Bretagne ^ : il était arrivé à Rouen, croyant y trouver Charles de France ; il y rencontra le roi, qui le laissa poursuivre sa route jusqu'en Bretagne (juin 1467), vit à Rennes François II, et trouva Charles au château de l'Hermine -, en compagnie de Pierre de Beaujeu, Haraucourt, d'Oriole, Geoffroy -de Chabannes, Jean Blosset 3, Jean Aubin, Joachim de Velourt * et autres ; il en repartit avec Pierre de Beaujeu, et se dirigea vers Tours et
ciété de l'histoire de France (t. I, p. xlii), les éditeurs ont renchéri sur cette première erreur et identifié « Baune » avec Beaune-la-Rolande.
1. Mémoires, édit. Beaune et d'Arbaumont, t. III, pp. 33-34. — Cf. Bibliothèque Sainte-Geneviève, ms. 2000, ff. 146 v» et 199.
2. Le duc de Normandie avait envoyé un de ses chevaucheurs d'écurie au devant d'Olivier de La Marche et de Jean Carondelet ; il leur fit présent d'une somme de 192 livres 10 sous tournois à titre d'indemnité (Bibliothèque nationale, ms. français 21477 ; Compte de 1467; Pièce justificative n^ XL).
3. Sur Jean Blosset, voir Lettres de Louis XI, édit. Vaesen, t. V. p. 23, et t. VIII, pp. 69-73. La notice insignifiante que lui a consacrée la Bio-bibliographie bretonne de René Kerviler, t. lY (1890), p. 30, aurait pu être facilement développée.
4. D'une famille originaire du Loudunois (Archives historiques du Poi' ton, t. XI, p. 325), seigneur de La Chapelle-Bellouin (Vienne) et de Meule (Deux-Sèvres), marié à Catherine de Lévis, il fut l'un des premiers à abandonner le parti de Charles de France, après avoir reçu 1000 livres tournois pour se rembourser des frais et dépenses auxquels il avait été astreint pendant que l'armée des princes séjournait devant Paris (Bibliothèque nationale, ms. français 23263 ; Pièce justificative n» LVII) ; car on possède ^Archives nationales, JJ 194, f*^ 173, publ. dans les Archives historiques du Poitou, t. XXXVIII, p. 121) les lettres de pardon que lui accorda Louis XI au mois de juillet 1468 en raison de sa participation à la Ligue arec d'autres confédérés de moindre notoriété, Pierre Budet, Guy Scolin, Jean de l'Age, Gilles de Chezelles, Jean du Plessis-Saint-Martin et Jean Meneguy. On le retrouve un peu plus tard en procès avec son ancien maître devant la juridiction du Parlement de Paris (13 juillet 1471) : « Entre Joachim de Velourt, escuier, conseiller et chambellan du roy nostre sire, appelant de maistre Jehan des Plantes, conseiller en la court de céans et demandeur en matière ^de inhibitions et défenses et autrement, d'une part, et le duc de Guienne,