Bibliothèque nationale, ms. français 449, f
4. On sait par ailleurs que Guillaume Tardif, originaire du Puj'-en-Velay, professeur r.u collège de Navarre, fut l'auteur d'une grammaire (Grammatice Basis) composée en 1470 et imprimée vers cette époque, dédiée à Charles Mariette, fils d'un lieutenant criminel au Châtclct de Paris, où Tardif se dit fier d'avoir fait l'éducation du prince Charles (Claudin, Histoire de l'imprimerie en France, t. Il, pp. 375-377), et d'une rhétorique {Rhetorice artis ac oratorie facultatis compendinm) qui contient un éloge de lui en deux distiques par l'évêque de Saintes Louis de Rochechouart (Glaudin,
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que les nombreux déplacements de son jeune disciple ne lui ont pas permis de terminer plus tôt une œuvre souvent interrompue, et dont Tachèvement peut être fixé à Tannée 1456 ou
Il est certain, en tous cas, d[ue dès 1458, n'ayant guère plus de douze ans, le jeune prince a commencé l'étude du droit romain, ainsi qu'en témoigne une ancienne traduction du Code lui ayant appartenu K Au mois de mai 1461, on copie pour lui à Bourges un exemplaire des Commentaires de César qui a été conservé - , et de sa main il a inscrit quelques notes d'histoire romaine et de chronologie à la fin d'un exemplaire du Lihelliis augustalis ^ qui fait partie de sa chambre d'étude. Laurent Paumier, que l'on retrouve plus tard mentionné dans les états de sa maison, surveille sa naissante bibliothèque, et a constaté luimême, entre les années 1461 et 1465, que des manuscrits de Cicéron * et de Jean de Salisbury ^ en faisaient partie. En
ouvr. cité, t. I, p. 153). Guillaume Tardif, qui instruisit aussi plus tard le dauphin Charles et devint lecteur en titre du même Charles monté sur le trône, est cité comme le grammairien français le plus réputé, antérieurement à Robert Gaguin, dans la préface de J. Despautère, Grammaticae prima pars (Parisiis, 1512, in-4i ; cf. Thuasne, Robert Gaguin, t. I (1903), pp. 89 et 338, et Delaruelie, Guillaume Budé (1907), p." 22. Guillaume Tardif a traduit en français les Facéties de Pogge florentin (réimpression par A. de Montaiglon en 1878 d'après les éditions gotliiques). Un autre opuscule de ce même auteur, jusqu'alors non cite (In invidiosam falsamquc detractationem uhicunque genlium responsio ac defensio), a été révélé par le catalogue LXXXIII de lalibrairie ancienne Léo S. Olschki (Florence, 1912i, no 837.
1. C'est le manuscrit français 497 (cf. Delisle, ouvr. cité, t. I, p. 84).
2. Voici la note qu'on lit à la fin (f« 160 v«) du manuscrit latin 5769 dj la Bibliothèque nationale : *' Nichil amplius in exemplari volumine P. transcriptor scriptum invenit ; id igitur ejus ignavie aut imperilie non censetur imputandum, quihuic dédit operi finem Bituris, maii 23 anno dominice incarnationis 1461, ad preceptura sereuissimi principis et domini domini Caroli, Francorum régis filii, etatis ejus anno 15 ". Cf. Bibliographe moderne, i. XIV (1910), p. 301.
3. Manuscrit latin 6122 de la Bibliothèque nationale. Ces notes sont aux ff. 18-20, et au f^ 19 on lit : *' Karolus de francia hoc abrevialum constitit. •'
4. Manuscrit latin 6607, d'une écriture italienne; au f' 147 v'': " Karolus de francia diix Normanorum, 1465. "
5. Delisle, ouvr. cit., 1. 1, p. 77. — Le manuscrit 6650, intitulé " PoHcraticon Johannis Salbcriensis de nugis curialium et de vestigiis philosophe-