Édition Quicherat, t. II, pp
2. Signalés pour la première fois par Quicherat, dans cette édition de Th. Basin, ils ont été de nouveau mis en lumière par Paul Le Cacheux, Les Galants de la feuillée (Saint-Lô, 1909, in-8 ; extr. de V Annuaire de la Manche, 1908), brochure dont nons nous inspirons et à laquelle nous renvoj'ons le lecteur curieux de plus grands détails.
3. Chansons du XV-^ siècle, édition Gaston Paris (Société des anciens textes, 1875), p. 127.
4. Cf. Archives départementales de la Manche, Registre plumitif du bailliage de Coutances, n» 2254.
fut une des conséquences de cette insurrection ^ Le lieutenant de Raimonnet de Boissy ^, capitaine du château de Gavray, faillit être la victime d'un complot ourdi par les archers bretons qui formaient la garnison, et préparé sans doute pour s'emparer sournoisement du château ^. Un peu plus tard, à Saint-Germain-de-Tallevende, près de Vire, deux paysans, soupçonnés par les officiers royaux d'avoir des accointances avec les Bretons qui occupent Avranches, sont emprisonnés *. Ces faits et d'autres que l'histoire n'a pas enregistrés trouvent leur répercussion dans une pièce de vers, que Ton pourrait appeler la chanson des galants de la feuillée ^, et qui traduit éloquemment les sentiments des populations de la Basse-Normandie au temps de ces luttes locales dont elles avaient tant à souffrir :
En la duché de Normandie Il y a sy grant pillerie Que l'on n'y peult avoir foison.
Dieu vueille qu'el soit amandrie.
Ou il fauldra que l'on s'en fuye Et laisser chascun sa maison.
Quant à moy, je n'y serai plus.
Car on n'y a point d'aisément Pour la doulte des court vestuz Qui nous viennent veoir trop souvent.
Ils viennent par grant ruderie Demander ce que n'avons mie Et nous donnant maint horion ; Encor fault il que l'on leur die :
« Mes bons seigneurs, je vous remercie. Prenez tout ce que nous avon » .
1. Paul Le Gacheux, Essai historique sur l Hôtel-Dieu de Coutances, t. I (1895), pp. 173 et suiv. ;t. II, pp. 399-415. — Le 28 février 1467, la dernière religieuse d'Ouville quitta son abbaye et se réfugia'à Coutances.
2. Raimonnet de Boissy-, chambellan du duc de Bretagne aux gages de 600 livres, et capitaine des archers de sa garde aux gages de 500 livres (Archives départementales de la Loire-Inférieure, B 6, iî. 5 v^ et 129), est chargé, le 23 octobre 1468, d'aller à Ancenis et de se faire remettre la place (Idem,B6, fol68).
3. Archives nationales, JJ 194, f» 124 ; mentionné par Le Cacheux, brochure citée, p. 12.
4. Archives nationales, JJ 197, ï° 1 v» ; cité par le même, p. 13.
5. Chansons du XV^ siècle (Société des anciens textes, 1875), p. 66, d'après le ms. français 12744 de la Bibliothèque nationale. — Il