‹ Charles de France, frère de Louis 11Chapitre 275 sur 598 · LES GA.LANTS DE LA FEUILLÉE · texte numérisé non relu

LES GA.LANTS DE LA FEUILLÉE

Au fond, le roi de France voyait cette insurrection locale d'assez bon œil. Il comprenait le parti qu'il en pouvait tirer. On sait que tous les moyens lui semblaient bons pour réussir. Ne se servait-il pas d'un religieux, un certain Pierre Nicolas, qui parcourait les villes et les campagnes normandes pour « y prèscher et admonester le peuple de garder loyauté » envers lui et de résister de tout leur pouvoir aux entreprises de l'ennemi * ? Une somme — considérable — de cent livres tournois lui est attribuée à titre d'indemnité et de remerciment. Et comme ces prédications ne suffiront certes pas à arrêter l'ennemi, il fait prendre des mesures militaires : des travaux sont ordonnés pour la défense de Rouen 2, et un spécialiste particulièrement compétent, Pierre Le Signerre ^, est envoyé de Rouen à Pont- Audemer pour préparer le plan et le devis des travaux de fortification * à exécuter dans cette dernière ville ^.

Car l'ennemi n'est pas loin. Si les Rretons ont abandonné un certain nombre de places aussitôt reconquises ^, voici qu'apparaissent d'un autre côté les Rourguignons. Pierre de Miraumont''

parait bien évident que cette chanson ne s'applique pas à la guerre contre les Anglais.

1. Voir sa quittance du 2 octobre 1468, signalée dans le Précis des travaux de l'Académie de Rouen pour 1897-1898 (Rouen, 1899), p. 199, et conservée aux Archives départementales de la Seine-Inférieure. Pièce justificative n" LX.

2. Bibliothèque nationale, ms. français 26091, n°s 678 et 763.

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