Canton de Troarn, arrondissement de Caen (Calvados
5. Jean de Wavrin, t. III, appendice, p. 267 ; Jean de Roye, Journal, édition de Mandrot, t. I, p. 108 ; Maupoint, édit. Fagniez, p. 101.
6. Cette action nécessita, du côté des troupes payées par Charles de France, la présence de 17 carriers, 4 charpentiers, 13 pêcheurs de bois, 5 charretiers et 9 canonniers, pour lesquels on fît venir 114 douzaines de pains et 81 tourtes que livrèrent sept boulangeries de Caen, en même temps qu'on leur octroyait deux pipes de vin blanc de La Rochelle (Bibliothèque nationale, ms. français 26092 ; publ. par R.-N. Sauvage, ouvr. cité).
7. « Item dira comment le roy a sceu que monseigneur Charles son frère et le duc de Bretaigne sont partiz de Nantes pour tirer à Rennes et de là en Normandie, comme on dit. Item leur dira que, s'ilz fussent entrez en Bretaigne incontinent le XV*^ de ce moys de juillet pasé, que faillit la derreniere trêve, mondit seigneur Charles ne le duc ne fussent point partiz de Nantes, s'attendoit bien le roy que ainsi le deussent faire. Item leur dira que ce n'est pas signe qu'ilz veullent tenir la trêve que présentement Guiot Pot a appor-
En même temps, Louis XI se venge en expédiant l'amiral de Bourbon vers Bayeux, où il entre presque sans coup férir ; après quoi, battant près de Saint-Lô une compagnie commandée par Geoffroy de Gouvran, l'amiral s'empare de Gavray, de Vire et de Goutances *.Le roi, pour punir les habitants de Goutances d'avoir ouvert leurs portes à l'ennemi antérieurement, ordonne de faire démolir et raser les fortifications -. Richard Bosquet, précédemment emprisonné à Bayeux ^, est reconnu coupable de lèse-majesté et noyé par ordre royal. Un jour vint où la ville et le château de Gaen seuls restaient aux mains des partisans du duc de Normandie : encore fallut-il, pour paj^er la solde des troupes S trouver des prêteurs bénévoles ^ et recourir à une sorte d'emprunt forcé ^. D'autre part, après une
tée puisqu'ilz tirent es dites marches de Normandie, et pour ce fera que, incontinent et à la plus grant diligence que possible leur sera, ilz avancent tout le ban et arrière ban de Xaintonge, Poitou, Touraine, Anjou et le Maine, aussi les francs archers de messire Pierre Comberel, et tout ce qu'ilz pourront finer de gens, et qu'ilz se mettent en Bretaigne, et y facent la guerre la plus aspre qu'ilz pourront, tant par sièges en places ligieres à prendre et autrement, ainsi qu'ilz verront et congnoistront que seurement faire se devra, et qu'ilz y facent si bien la besoigne qu'ilz doivent à petit à mondit seigneur Charles et audit duc de Bretaigne de retourner, et qu'ilz ne cessent pour chose qui adviengne, sinon qu'il leur appareust clerement et bien au vraj' que icelluy monseigneur Charles et le duc eussent accepté icelle trêve apportée par ledit Guiot Pot » (Instructions données par Louis XI à Bourré le 21 juillet 1468, ap. Bibliothèque nationale, ms. français 20430, f"* 33 vo). Cf. G. Bricard, Jean Bourré (Paris, 1893, in-8), p. 99. "
1. Un dépôt de munitions de guerre et d'artillerie fut découvert au château de Salnt-Sauveur-le-Vicomte et inventorié (Bibliothèque nationale, ms. français 6976, f» 4).