On leur devait 4000 livres
5. Par exemple l'évêque de Rennes, Jean d'Espinay, prête 2000 livres le 13 août (Archives départementales de la Loire-Inférieure, B 7, f« 147 v») ; Jean Blanchet, 2062 livres 10 sous, le 9 juillet, pour un délai de deux ans (Idem, f^ 134 v») ; Antoinette de Maignelais, donne de La Guerche et de Villequier, maîtresse du duc, morte en 1470 et dont la pierre tombale existe à Cholet {Bulletin dç la Société archéologique de Nantes, t. XII, p. 103), offre ses colliers, perles et diamants que le duc s'engage à lui restituer dans im an, ou à défaut la somme de 18000 écus d'or neufs (Archives départementales de la Loire-Inférieure, B 6, f' 132) ; le duc lui-même vend un diamant qui lui appartient en propre (Idem, f^ 131 \°).
6. Archives départementales de la Loire-Inférieure, B 6, f» 153 v^ : « Mandement au trésorier gênerai de prendre par prest de telz des subgetz
vigoureuse marche sur la Bretagne du marquis de Pont, Ancenis et Champtocé sont menacés ^ Il n'y a plus qu'une solution à adopter : céder. Les nobles de Bretagne, peu disposés à continuer la lutte, essaient de se soustraire à leurs obligations, et le concours efifectif attendu de Bourgogne ou d'Angleterre devient de plus en plus problématique -. Les populations du Cotentin, devant la possibilité d'une nouvelle invasion anglaise, — éventualité qu'elles redoutent plus que tout, — et fort mécontentes d'autre part de voir les Bretons prolonger leur séjour parmi elles, réclament la paix à tout prix^.
François II et Charles de France ont déjà quitté Nantes pour Rennes ^ Bientôt, au milieu de ses troupes concentrées à Chàteaubriant ^, le duc de Bretagne prend les mesures déses-
que bon lui semblera la somme de III'" livres raonnoie, pour emploier au soulday des gens de guerre cstans à Caen, et d'en bailler lettre et vallable seurté d'en estre restituez sur les deniers du fouaige qui premièrement sera levé, et si les presteurs ne s'en veulent contenter, les asseurer sur les deniers de l'impost procbainement ordonné et sur toutes ses receptes ordinaires et extraordinaires » (18 septembre 1468t. — Quelques semaines auparavant, notons un vo3'^age fait de Nantes à Angers, auprès des receveurs de cette ville, par Jean Leconte, chevaucheur du duc de Normandie, et dont les débours sont remboursés par Pierre Morin (Bibliothèque nationale Pièces originales, vol. 654, Chambellan-Normandie, n^' 11).
1. Commines, édit. de Mandrot, t. I, p. 125. — D'autres villes, comme Château-Gontier, résistèrent gï'âce à des énergies locales. Jean Planson, grenetier royal dans cette ville, sut l'empêcher de tomber entre les mains des Bretons, et reçut de Louis XI en récompense une somme de 700 livres tournois ; sa veuve toucha le reliquat de cette somme au mois de décembre 1470 (Bibliothèque nationale, ms. français 20497, fo 19).
2. Voir une lettre de François II à Charles le Téméraire, du 5 août, dans Dom Morice, Preuves, t. III, col. 182. — Sur les craintes manifestées alors par Louis XI, et accrues par suite du mariage de Charles le Téméraire avec la sœur d'Edouard IV, voir Chastellain, Chronique, édit. Kerv^n de Lettenhove, t. V, p. 385.
3. Du moins paj^aient-elles, semble-t-il, leurs impôts exactement. Lorsque, un peu après, les agents de Louis XI se présentèrent pour recouvrer la taille dans plusieurs paroisses de l'élection de Coutances (par ex. Muneville, le Mesnil-Vigot, La Feuillie, Sainte-Marguerite, Saint-Sauveur-la-Pommeraye), ils s'aperçurent qu'elle avait déjà payée aux précédents occupants (Bibliothèque nationale, ms. français 26090, n» 844).
4. C'est à ce moment sans doute qu'est commandé à un menuisier de Rennes un châlit pour la chambre du Portail de la Porte -Blanche, qui coûte 30 sous tournois (Bibliothèque nationale, ms. français 21477 ; Pièce justificative n<> LXI).