Nommé Pierre Trignant
n'osant pas assumer sur lui une trop grande responsabilité^ renvo3'a Ferrand devant la Chambre des comptes de Bordeaux, en fixant une date de comparution, 31 mai.
Les armoiries ducales furent aussi placées là pour prouver que la juridiction de Marmande s'étendait jusqu'à ce ruisseau et jusqu'au pont qui le traversait. Du pont deMauvezin, Montravel poursuivit sa route jusqu'au pont de pierre de Castelnau, toujours suivi des habitants de Marmande, parmi lesquels des consuls et le procureur ; il arriva à l'ancienne motte de Castelnau et fit apposer là, à un grand chêne, l'écusson ducal ; il agit de même lorsqu'il se trouva devant la porte du petit château de Casteleu *, dont s'était emparé Jamet de Landerrouat - ; puis il fit comparaître le baile et les consuls de Sainte-Bazeille pour examiner avec eux les limites des trois localités de Castelnau, Sainte-Bazeille et Marmande. Tous ensemble allèrent ensuite en un lieu situé sous les vignes de Marmande, où ils eurent une vive altercation avec des habitants. Aucune décision ne fut prise.
Le jeudi 18, averti que le seigneur de Lauzun 3, à cause de la juridiction de Yirazeil contiguë aux terres ducales, usurpait constamment sur la juridiction de Marmande et y causait de multiples dommages ^ Montravel envoya le sergent, accompagné de vingt habitants de Marmande, s'emparer des porcs que le seigneur faisait paître indûment en ce lieu, en même temps qu'il invitait à rechercher les textes pouvant servir de preuves à la délimitation ancienne des juridictions de Marmande et de Yirazeil. Rendez-vous fut pris pour le lendemain, à un carrefour voisin, avec divers représentants des paroisses de Marmande, Escassefort et Yirazeil. Et, le lendemain, on y trouva le seigneur de Lauzun ^ et cinq ou six cavaliers, qui tentèrent d'empêcher les dépositions des témoins et