‹ Charles de France, frère de Louis 11Chapitre 319 sur 598 · Cant. de Saramon, arrond' d'Auch · texte numérisé non relu

Cant. de Saramon, arrond' d'Auch

3. Il est qualifié d'homme d'armes du duc dans la quittance qu'il donne à Jean Gaudète, trésorier des guerres, le 25 janvier 1471, pour ses gages du mois de septembre précédent (Bibliothèque nationale. Pièces originales, vol. 524, doss. 11784, no 6).

4. Gant, de Bouillac, arrond' de Gastelsarrasin (Tarn-et-Garonne).

5. Gant, de Verdun-sur-Garonne, arrondi de Gastelsarrasin (Tarn-et-Garonne).

6. Gommune de Saint-Georges, cant. de Gologne, arrt de Lombez (Gers).

ASSEMBLÉE DE GIMONT 295

niers à raison des pariages dont leurs mandants avaient la jouissance avec le roi. Tous quatre protestèrent contre la constitution de l'apanage ^; l'abbé de Grandselve, par la voix de son procureur, affirma qu'étant donné le pariage existant entre le roi et lui pour Beaumont-de-Lomagne - et Grenade-sur-Garonne ^\ la partie appartenant au roi ne pouvait être aliénée, si ce n'est en faveur du comte de Toulouse ; Bernard de Goth se chargea de le dissuader, sans d'ailleurs y réussir. Finalement, et malgré une sérieuse opposition, les lettres de commission furent mises à exécution, et le duc entra immédiatement en possession et jouissance de la jugerie contestée, comprenant entre autres les villes deGimont, Yerdun-sur-Garonne, Grenade, Beaumont, Cadours*, Cologne^, Castéra^ et Solomiac ".

Ainsi, d'un commun accord avec son frère, Charles de Guyenne s'implantait peu à peu dans le pays, imposant sa volonté grâce à l'incontestable autorité d'une haute personnalité dont le choix n'avait certainement pas été laissé au hasard.

Ce brusque changement de maître, à l'extrémité de la France, avait pu surprendre et faire hésiter des populations un peu sceptiques et ignorantes des événements qui l'avaient amené et motivé ; et même la présence des officiers royaux dans ces diverses entrevues avec les missionnaires du pouvoir royal ne suffisait pas toujours à les rassurer.

D'ailleurs, il arrive parfois que les officiers eux-mêmes sont hésitants dans la conduite qu'ils doivent tenir en cette occurrence. Le capitaine de Lusignan ^, Yves du Fou ^, nous fournit

1. En 1467, les revenus des places et seigneuries de la jugerie de Rivière avaient été octroj'és par Louis XI à Gaston du Lyon (Archives départementales de la Haute-Garonne, B 1899, f" 87), sans que celui-ci pût prétendre à une possession régulière ni faire occuper le pavs militairement (Idem, B 4, f- 92).

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