‹ Charles de France, frère de Louis 11Chapitre 417 sur 598 · HELATIONS AVEC LES VILLES DE SAINTONGE · texte numérisé non relu

HELATIONS AVEC LES VILLES DE SAINTONGE

Grands Jours eut de nouveau à connaître de Taffaire, et confirma la première sentence en exigeant même des échevins de Saint-Jean-d'Angély qu'ils payassent les frais du procès, évalués à 30 livres : à défaut d'obtempérer, on procéderait à la vente par autorité de justice de certains domaines et revenus appartenant à la ville. Le duc de Guyenne étant mort sur les entrefaites, Louis XI reprit la cause à son compte, et la poursuivit jusqu'à complète satisfaction (23 juin 1472) ^ Il semble bien certain que les droits du duc étaient justes et manifestes, puisque le roi ne les abandonna pas lors de la reprise de la Guyenne après la mort de son frère.

I^ fermier du greffe de la sénéchaussée de Saintes, affermé en 1470 pour une somme annuelle de 260 livres tournois, n'a pas pu se libérer en raison de la peste qui a sévi dans le pays, qui a obligé nombre d'habitants à fuir, qui a suspendu tous les services publics, qui a amené quantité de deuils dans la population, et jusque dans sa propre famille (il a perdu femme, enfants, serviteurs) : le duc accède à cette sollicitation et fait bien volontiers remise de la somme de 130 livres qui lui restait à payer pour se libérer-.

Blayc'^ voit son château séparé*. Pour la défense de la ville de Bordeaux, toujours menacée du côté de la mer, on décide (6 juin 1470) d'y amener de l'artillerie'' destinée aux châteaux fortifiés du Hâ^ et de la Lune". Pour faciliter la navigation

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