‹ Charles de France, frère de Louis 11Chapitre 455 sur 598 · Tome IV, p · texte numérisé non relu

Tome IV, p

velle ? Le roi lui-même paraît disposé à croire que son frère n'y prend pas garde ; il juge que, son frère s'étant porté caution pour le comte de Foix lors du récent mariage de sa fille Marguerite avec le duc de Bretagne, il n'y a dans toute celte affaire, dont Odet d'Aydie doit être le médiateur ^ qu'une simple question d'argent 2: aussi déclare-t-il qu'il préférerait payer la somme exigée ^, que de voir son frère accéder à la demande qui lui est faite. En tout état de cause. Du Bouchage a reçu pleines autorisations du roi de se tenir en permanence là où sa présence sera nécessaire pour déjouer les projets contraires aux intentions royales, dût-il passer pour malade et s'avouer dans l'impossibilité de se mouvoir ; et, s'il réussit, « vous me mettrez en paradis », lui écrit son maître.

Faut-il, après cela, croire Charles de France, lorsqu'il prétend que Louis XI serait allé, pour couper court à toutes les intrigues fomentées contre lui, jusqu'à lui faire offrir sa propre fille Anne, plus tard dame de Beaujeu ? A ce moment il n'était pas encore duc de Guyenne et il ne recherchait pas encore la main de Marie de Bourgogne. Mais qui pourrait lui supposer des dispositions d'esprit telles qu'il put accepter de devenir le gendre de son frère ?

1. Par haine de Louis XI et par vengeance des affronts que celui-ci lui avait fait subir. Le roi d'Aragon, cherchant à éloigner Charles de France de son union castillane, n'y était peut-être pas étranger.

2. Charles de France se trouvant naturellement dans l'impossibilité de payer la somme pour laquelle il s'était engagé, on pensait que le duc de Bretagne y renoncerait en échange d'une promesse de mariage entre le d:ic de Guyenne et Eléonore de Foix.

3. Elle était de cent mille francs, d'après une lettre d'Olivier Le Roux à Louis XI (Lettres, t. IV, p. 35) ; cf. Archives départementales de la Loire- Inférieure, E 13).

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