Lettres de Louis AT, t. IV, p. 284, n. 3, et p
4. Commines, édit. Lenglet-Dufresnoy, t. III, pp. 165-169 ; Dom Plancher, Histoire de Bourgogne, t. IV, p. 311.
5. Quittance de Jean Mulot et Jean Mosnier, sergents à La Rochelle, d'une somme à eux remise par Geoffroy' Martin, receveur ordinaire du duc de Guyenne, pour leur peine d'avoir fait crier les montres passées aux environs d« Saint-Jean-d'Angély, 8 février 1472 (Bibliothèque nationale, Pièces originales, vol. 2080, Mulot, n» 5). — A Saujon (Charente-Inférieure), le 6 février, Pierre Chapelle, premier huissier d'armes du duc, passe en revue la compagnie commandée par le capitaine Jean Blosset (Bibliothèque nationale, ms. Clairambault, vol . 235, f« 165). — La garnison de Figeac est passée en revue par Jean Heroin (Bibliothèque nationale, ras. français 27971, doss. 33621, n- 4).
duc de Milan le roi reçoit formellement l'assurance de son concours pour abattre son frère et ses ennemis \ Il donne (!«'' mars) procuration à Girault, évèque de Valence, ^patriarche d'Antioche, pour aller déposer au trésor de Saint-Laud d'Angers des documents prouvant que son frère a violé le serment prononcé trois ans auparavant'-. Il annonce qu'il lui faudra combattre la coalition de ses ennemis auxquels s'est joint le comte d'Armagnac ; il en informe (7 février) Georges de La Trémoille qu'il charge de conduire les nobles de son pays à Lusignan -', à la date du 15 mars au plus tard ; il se plaint que, manquant à ses promesses et mal conseillé par Odet d'Aydie, son frère ait restitué au comte d'Armagnac les terres et seigneuries qui lui avaient été enlevées et confisquées, et s'apprête à céder en outre au même comte des ports de mer et autres places fortes : d'où pourraient naître de graves et singuliers dangers s'il était de connivence avec les Anglais.
La campagne ne devait pas commencer aussi rapidement. Elle fut d'ailleurs retardée par la signature, avec Charles le Téméraire, d'une trêve devant durer jusqu'au 30 juin ^ et dans laquelle, malgré l'opposition de Louis XI, furent expressément compris les ducs de Bretagne, de Guyenne et de Calabre. Si le duc de Bretagne a continué de mobiliser, c'est qu'il y est impérieusement forcé par les circonstances, qu'il doit prendre des précautions indispensables en présence des groupements armés dont le Poitou est rempli, qu'il n'ignore pas les intentions du
1. Lettre du duc de Milan, du !«' février (Legeaj', Histoire de Louis XI, t. II, p. 67). — D'autre part Amédée, duc de Savoie, par lettres données à Verceil le 20 février, qui confirment son alliance avec le duc de Bourgogne, refuse de s'associer à toute manœuvre qui inquiéterait Charles de France « réservé seulement très hault et puissant prince monseigneur Charles de France, duc de Guyenne, en son chief et querelle tant seullement » (orig. scellé, aux Archives municipales de Saint-Omer, CLVII, n» 52). Un peu plus tard (15 septembre) l'ambassadeur milanais écrira que Yolande de Savoie était « toute à son frère de Guj-enne » (Perret, Histoire des relations de la France avec Venise, t. I, p. 571, avec un renvoi reconnu faux au ms. italien 1649, {*' 286, de la Bibliothèque nationale).