lean de Gaufreteau, Chronique bordeloise, t. I, p
4. Il est assez difficile d'expliquer le passage d'une lettre, très authentique, écrite le 3 mai 1472 à Cognac, par laquelle on informe le roi, vingt et
arrêter ceux que l'on supposait, à tort ou à raison, compromis r l'abbé et Henry de La Roche ^ L'affaire fut remise entre les mains de l'archevêque de Bordeaux et du premier président du Parlement de Bordeaux, Jean de Ghassaignes ; on interrogea les suspects; puis, comme le roi venait prendre possession de la province et que l'on craignait une malencontreuse intervention de sa part, on les transféra par mer à Nantes, où, grâce au concours du duc de Bretagne -, en attendant l'instruction de leur procès ^, ils demeurèrent prisonniers pendant de longues années, l'un dans la grosse tour du château, l'autre dans la prison du Bouffay ^ Qu'advint-il d'eux par la suite ? En Bretagne •\ on raconte à leur sujet des histoires quelque peu fantastiques auxquelles il semble prudent de n'ajouter foi qu'avec une extrême
un jours avant la mort de Charles de France, de celle de l'abbé de Saint- Jean-d'Angély : « L'abbé de Saint Jehan doit estre brullé ceste sepmaine prouchaine à Bourdeaux, comme l'on dit ». De quel étrange crime ce supplice devait-il être la rançon ? Un véritable mystère plane décidément sur toute la période qui précéda le décès du duc de Guyenne.