‹ Charles de France, frère de Louis 11Chapitre 558 sur 598 · Nom probable, à poine lisible sur l'original · texte numérisé non relu

Nom probable, à poine lisible sur l'original

Nomination d'Odet d'Aydie, seigneur de Lescun,

comme comniandant en chef des troupes bretonnes

envoyées en Normandie par François IL

(3 novembre 1467)

François, etc , à touz presens et à venir, salut. Comme de présent monseigneur le duc de Normandie soit prest à aller faire voyaige en son pays et duché de Normandie, et nous ait requis pour le y servir aucun des nostres,à nous feable et à ce propice et convenable, et aussi pour la conduite de certain nombre de gens d'armes de nostre pais, lesqueulx avons présentement ordonné pour aller servir mondit seigneur, savoir faisons que nous, aians considération aux sens, vaillance, loj'aulté envers nous et grant dilligence de nostre chier et bien amé chambellan et conseillier Odet d'Aj^die, seigneur de Lescun, à plain confians en iceluy, aujourd'uy pour lesdites causes et autres considérations à ce nous mouvans, avons commis, institué et ordonné, et par ces présentes instituons, commettons et ordonnons quant affin de aller et faire ledit voiaige, et luy avons donné et ordonné la charge, administration et gouvernement en nostre absence des gens d'armes et de traict estans et qui seront tant à la conduite de mondit seigneur en iceluy pais que à la garde des places, villes et chasteaux de Normandie où ja pluseurs de nos dits gens d'armes sont assis et logez, en mandant et commandant à ceuîx et chascun qui de par nous ont la charge desdits gens d'armes, tant esdittes villes et chasteaux que autres lieux, estre à nostredit chambellan, en tout ce que sera avisé et ordonné, obeissans et entendans diligeamment comme à nostre personne, sur paine d'estre repputez desobeissans à noz mandemens et ordonnances, car c'est nostre plaisir.

Donné à Rennes, le tiers jour de novembre. '^

Copie contemporaine. (Archives départementales de la Loire-Inférieure, B 5, fo 136.)

Lettre de Charles de France à sa sœur Yolande, duchesse de Savoie. (6 novembre 1467) Ma bonne seur, Je me recommande bien fort àN'OUS. J'ay veu ce que m'avez escript par Lionard de Cours et oy bien au long sa credeance par laquelle j'ay cogneuet •congnois par eflect le bon et grant vouloir et affection que avez à moy et à ma ressourse, dont de bon cuèr vous mercye tant que je puis ; et vous tenez seure, ma bonne seur, que tout ce que je vous ay promis tant au regard des lances que du pont de Lyon et autrement, je le vous tendray sans point de faulte, ainsi que plus à plain j'ay dit audit Lionard, lequel veuUiez croyre de ces matières comme moy mesmes. Nagueres ay escript par ung mon

chappellain à mon cousin Philipe votre frère, et esperoj^e que les lettres ieussent communes à vous deux, par lesquelles luy faisons savoir comme je tiroye avant avec mon cousin le duc pour 1^ recouvrement de mon duchié de Normandie, partie duquel est ja en mon obéissance, comme par ledit Lionard (qui m'a trouvié à Avranches, qui est une des citez de mondit pays) le pourrez plus à plain savoir. Ma bonne seur, je vous prie que faictes tirer en avant mondit cousin, auquel je escript pareillement avec voz gens, car je ne fays nulle doubte que, s'ils tirent avant que en bref n'ayons ce que desirons, et désormais vivons ensemble en bonne union et parfaicte amour, et demeurent nos pays et seigneuries en grande paix et transquillité. Ma bonne seur, je vous prie que faictes avancer mondit cousin le plus diligemment que possible sera, et sur cet article j'ay parlé audit Lyonard bien longuement, lequel vous informera bien à plain du tout. Ma bonne seur, je pry à Nostre Seigneur qui vous doint bonne vie et longue.

Escript à Avranche, le Vie jour de novembre.

Ma bonne seur, j'ay vuy les requestes que m'a fait Lyonard de par vous, lesquelles je vous otroye de bon et franc voulloyr, et se autre chose voulés, en le me faisant savoir vous en fynerés tousjours bien, car de rien que j'aye ne vous vouldroye escoudire. Pour Dieu, ma bonne seur, faictes avancer mon bon cousin Philipes avecques le plus de gens qu'il pourra mener, et cela fait, je tien mon cas résout.

Vostre bon frère, Charlks.

De ViLLIERS.

Copie contemporaine, d'après l'original communiqué au conseil du duc Amédée de Savoie. (Archivio di Stato, Torino ; Lettere Principi, Francis, mazzo 7.)

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