Bucholtz, Ferdinand I, t. VIT, p
tinué à son compte une guerre de rapines et était venu se mettre finalement au service de la France .
L'Empereur avait à un sérieux ennemi. Dans les Circonstances actuelles, « Albert, comme l’écrivait le duc d’Albe à son maître, était un prince que la Majesté impériale ne pourrait jamais assez payer * ». En sorte qu’on en arriva bientôt à une entente. Albert, quittant le service d'Henry IE, accepta les offres de Charles *.
Celui-ci ne tarda pas à comprendre qu'il pourrait retirer de cette alliance avec le Margrave un avantage plus grand encore que son aide contre Henry IT. La guerre de France, qui paraissait devoir se prolonger, permettait moins que jamais à l'Empereur de songer à intervenir personnellement en Allemagne contre le traité de Passau. Mais comme il était décidé à faire rompre à tout prix la paix dans l’Empire, il résolut d'utiliser les forces de son nouveau confédéré et de le lancer sur l'Allemagne. Le prix dont il paya l'alliance d'Albert prouve bien quelles étaient ses intentions. Nous voulons parler ici de la mesure qui a livré décidément le nom de Charles-Quint à l’exécration de l’Allemagne *. Il confirma les traités que le Margrave avait imposés à Bamberg, Würzbourg et Nüremberg, traités qu’une décision impériale avait une première fois cassés. Ravivant ainsi une vieille querelle, l'Empereur alluma au cœur de l'Allemagne le feu dévorant d’une guerre civile *.