Sébastien de l'Aubespine, abbé de Bassefontaine
larron, cet ennemi de Dieu et du monde », qu'il n'avait pas assez de termes pour flétrir quatre mois auparavant !
Nos députés entrèrent à Soleure le 19 février 1554. Ils \ trouvèrent M. de Bassefontaine’. Le représentant d'Albert, Silvestre Raïd, était déjà dans le pays. Le docteur Boyer de Schaffouze, agent du Marquis en Suisse, devait défendre avec lui les intérêts du Brandebourg.
Les négociateurs convinrent d'ouvrir leur assemblée à Bade*. Ils s’y réunirent pour la première fois le 22 février”. MM. de Marillacet Saint-Laurens firent un exposé sommaire de la situation. &« Nous avons faict récit, écriventils à Henry IE, de la bonne opinion que vous, Sire, avez conceue du s° Marquis et de l’asseurance que vous estimez trouver en lui, comme prince qui avoit congneu la foy de l'Empereur, mieulx que nul aultre'. » Le Roi, continuèrent nos députés, était donc prêt à s'entendre avec Albert de Brandebourg sur les trois points qui allaient être mis en débat : 1° sur la délivrance de Mgr le duc d’Aumale: 2° & sur le propos du s° marquis touchant l'entreprinse qu'il projectoit de mener contre l'Empereur de concert avec la France » : 4 sur la € subvention » que le Roi promettait & à ce double effect ». Et pour faire preuve des bonnes disposilions de leur maître, nos ambassadeurs ajoutèrent qu'ils avaient apporté « la finance » destinée à la rançon du Duc et aux premiers préparatifs de l'expédition, que l’on comptait diriger contre Charles- Quint. Mais ils n'étaient disposés Q à baller ung seul
1. De MM. de Marillac et Saint-Laurens au Roi, 19 février 1554. (Bibl. Nat. tr. 9124/fol=3/r0:)