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2. Des mêmes au Connétable de Montmorency, 14 mars 1554. ({bid., fol. 11 ro.)
tant qu'il n’y pouvoit y avoir plus de trois ou quattre Journées à tout rompre jusques au cartier où 1lz tiroient! ».
Le 18 mars, Marillac et l'abbé de Saint-Laurens avaient rejoint M. de Bassefontaine à Soleure, sans avoir en définiuve rapporté de leur voyage aucune nouvelle certaine. Les trois ambassadeurs désespéraient de plus en plus du succès de la négociation. Faisant part de leurs craintes au Roi, ils lui demandaient s'il jugeait leur présence en Suisse nécessaire encore pour longtemps ; ils parlaient déjà de leur rappel”. Le Roi les pria de temporiser. On venait d'apprendre à la cour de France que le duc d'Aumale se trouvait chez le frère du rhingrave Philippe de Salm, l’un de nos partisans‘. Henry IT engageait donc ses députés à patienter quelque temps el à ne pas risquer de compromettre par une trop grande précipitation le résultat de la négociation. Au même moment, Silvestre Raid s’excusait auprès de nos représentants des longs retards apportés bien involontairement de sa part à la conclusion du traité projeté. En présence des ordres du Roi, des prières de Rad, nos ambassadeurs n'avaient plus qu'à attendre : c'est ce qu'ils firent.
Huit jours se passèrent sans nouvelles. Enfin, le 26 mars, 1ls reçurent un avis satisfaisant de Raid. Celuici les informait qu'il venait de recevoir une lettre de son maître, datée du 16. Albert se trouvait à ce moment à Brelin*. «Il m'escript, disait Raid, qu'il veult ensuyvre ce dont j'ay charge, désirant faire tel service au Roy qu'il espère que Sa Majesté en aura grant prouflict et contente-