Ibid
de faire odieuse et barbare », les serviteurs de Henry IT ne fablirent pas. Ils ne voulaient à aucun prix être désavoués par le Roi, et les quelques jours d'attente qu'ils demandaient à Raïd leur étaient strictement nécessaires pour s’assurer des intentions de leur souverain. Mais toutes leurs remontrances restèrent inutiles. « Le député du Marquis se despartit d’'eulx, fist apprester ses chevaulx, paya son hoste, prit ses bottes et feit démonstration entièrement de desloger‘. » Il pensait ainsi faire une très grande impression sur les nôtres, et s'attendait sans doute à ce qu’on le -suppliàt de rester. Il se trompait. Et lorsqu'il s’en aperçut, il renonça à jouer son rôle, &« changea d’advis, et prenant meilleur parti, revint faire amande honorable et promist d'attendre quinze jours * ».
Il fut décidé alors qu'un projet de traité serait rédigé sur l'heure. Nos ambassadeurs y devaient inscrire les concessions qui leur paraîtraient raisonnables. Le texte des conventions serait ensuite envoyé sans retard à la cour de France pour être soumis au Roi. Si ce dernier approuvait le résultat de la négociation, la & conclusion se feroit de brief ».
Voici sur quelles bases fut établi le traité : 60,000 écus devaient être délivrés au Marquis aussitôt que le due d’Aumale serait remis entre les mains de nos députés ou entre celles des représentants du Roi à Metz. Les 40,000 écus « restans » seraient versés € lorsque ledict Marquis auroit mis à exécution ce qu'il avoit entrepris de faire sur les païs et terres de l'Empereur ». En revanche, satisfaction était donnée, sauf approbation postérieure du Roi, aux trois dernières réclamations de Silvestre Raid. « Afin que le