Discours de la négociation. » ({bid., p
elles pouvaient, semblait-il, se justifier. € La condition de 4,000 escus par mois n'’estoit point trop déraisonnable, attendu les forces que le Marquis debvoit amener ». Quant à «l’advancement de 3 moys au coup, il despendoyt de la commodité des finances du Roy‘ » ;: mais l’inexécution de cette clause en cas de force majeure, c’est-à-dire de manque d'argent, ne pouvait suflire à faire rompre le traité. Enfin, « touchant la pension, un exploict tel que celui qui se préparoit » ne devait pas être retardé pour 2,000 écus, & joinct aussi que telles pensions ne se payent si non aultant qu'on veult? ».
M. de Sant-Laurens devait d'autre part faire observer au Roi qu'il ne se lait nullement les mains vis-à-vis d'Albert. Si après avoir € recouvert » M. d'Aumale, Henry Il Çne vouloit point entrer en telle despence pour avoir le Marquis à son service », il pourrait aisément trouver des moyens dilatoires. Le traité stipulait le rétablissement de la paix en Allemagne comme condition expresse de l'alliance. € Le Roy n’auroit donc qu’à reculer ou empescher l'accord qui debvoit se faire entre le marquis et les evesques et néantmoins lenir tousjours lediet Marquis en suspens, sans qu'il se puisse tourner du costé de l'Empereur *. » Henry El avait donc tout avantage à ralifier l'acte dressé à Soleure : les dispositions n’en étaient point Lrop onéreuses, et si plus tard ou les jugeait telles il serait aisé de s’y soustraire *.
M. de Saint-Laurens trouva la Cour à Meudon”. Il
l. Zbid.