Ibid
3 Jbid., p.227:
4. De MM. de Marillac et Bassefontaine au Connétable, 6 avril 1554. (Bibl, Nat., fr. 3121, fol. 17 vo.) — Des mêmes, même date, à M. le cardinal de Guise. (Zbid., fol. 48 ro.)
5. Du Roi à MM. de Marillac et Bassefontaine, 13 avril 1554. ({bid.,
présenta le projet de traité au Roï, mais celui-ci lui parut très hésitant. Le temps de la réflexion était venu : Henry se demandait si les avantages d'une union avec le Marquis compenseraient le discrédit qu’elle jetterait sur la politique française. Dans la lettre d'envoi qui accompagnait le texte des conventions projetées, nos ambassadeurs exprimaient de nouveau leurs craintes à ce sujet. Ils allaient bien, comme ils le disaient, essayer de parer encore à toute fâcheuse éventualité & en dressant lettres latines pour envoyer en (Grermanie, affin de donner à entendre que c'estoit le Roy qui vouloit oster les armes de l'Empire et lui rendre son ancienne tranquillité! ». Mais ces affirmaions de la partie intéressée seraient-elles suffisantes à dissiper les soupçons et les craintes de l'Allemagne *? D'autre part 1l semblait de moins en moins probable que la première condition du traité pût être réalisée, c’està-dire que la paix fût rétablie en Allemagne entre Albert et ses ennemis. Tout paraissait annoncer au contraire que les troubles se prolongeraient longtemps encore”, et que la forte somme, qu'allait toucher le Margrave pour la rançon du duc d’Aumale, l’encouragerait seulement à ne pas abandonner les hostilités. Dès lors à quoi bon se compromettre par un {raté qui vraisemblablement n'aurait pas d'effet ? Malgré tout, le Roi se fût décidé à souscrire aux engagements qui lui étaient proposés. Car enfin le premier résultat du traité était la délivrance du duc d’Aumale. Mais au moment où, comme il le dit lui-même, « il estoit
14. De MM. de Marillac et Bassefontaine au Connétable, 6 avril 1554. (/bid.; fol. 17 vo.)
2. L'Empereur et Ferdinand son frère furent au courant de tout ce qui s'était passé à Bade, comme le prouvent deux lettres de Ferdinand à Charles- Quint, l’une du 2 mai 1554 (Lanz, t. IL, p. 612), l’autre du 8 mai 1554. ({bid., t. IL, p. 615.)