‹ Charles de MarillacChapitre 119 sur 200 · De Noailles au Connétable, 7 mai 1555. (/bid., p · texte numérisé non relu

De Noailles au Connétable, 7 mai 1555. (/bid., p

réelle valeur. Complété par le récit des événements que nous a laissé un autre député, Jean de Morvilliers, le « sommaire » de l’évêque de Vannes permet en effet de se faire une idée très juste et très vivante des négociations de Marck, négociations qui restèrent infructueuses, mais qui méritent malgré tout d’être racontées. Les réclamations réciproques des adversaires, les prétentions exprimées, les droits défendus par eux nous font bien saisir à quelle période aiguë en était arrivée la rivalité franco-impériale, et quelles profondes inimitiés avaient produites trente-cinq ans de luttes. L’exposé des débats € qui s’ensuivirent » à Marck prouvera d'ailleurs le rôle honorable qu'y joua notre personnage.

Marillac fut de nos diplomates l’un des premiers que la cour de France résolut d’adjoindre au connétable de Montmorency et au cardinal de Lorraine, qu'elle avait tout d’abord désignés pour représenter le Roi à Marck. Dès le 24 mars 1555, en eflet, Montmorency écrivait de Nogent à l’évêque de Vannes qu'il eût à se tenir prêt & pour le voyage d'Ardres" ». Le prélat se trouvait alors à Saint- Père-lès-Melun, séjour qu'il paraît avoir affectionné. Il s’y reposait des fatigues de sa dernière ambassade en Suisse.

Ce ne fut qu'à la fin d'avril qu'il quitta son abbaye. L'ouverture des négociations étant résolue, le Connétable convoquait Marillac à une première réunion qui devait servir de préliminaire à la mission de nos députés.

Cette assemblée se tint probablement à Nogent. Le cardinal de Lorraine, M. du Mortier, évêque de Soissons, M. de Morvilliers, évêque d'Orléans, y assistèrent en même temps que Marillac. L'on décida qu'il fallait songer

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