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avant tout à établir solidement les droits et principalement les droits territoriaux que l’on comptait faire valoir à Marck. MM. de Marillac et de Morvilliers furent dans ce but dépêchés à Leuville auprès du Chancelier, pour en conférer avec lui. M. du Mortier eut mission de son côté d'aller recueillir à Paris les pièces intéressant la domination française sur la frontière des Pays-Bas et relatives surtout aux cités de Lille, Douai, Orchies et Tournai ‘. Les évêques de Vannes et d'Orléans arrivèrent à Leuville le 1% mai. Ils y eurent un long entretien avec le Chancelier. La question se posait très nette : quelles réelamalions devions-nous présenter à Marck? sur quels points précis devaient porter nos revendications? IT était hasardeux, l’observation en fut faite par Marillac, et l’on en convint aisément, 1létait hasardeux de remettre en discussion les points réglés par les précédents traités. Dans ce cas, en effet, les Impériaux ne nous opposeraient-ils pas qu'avant la guerre nous ne pensions point à « débattre lesdicts traitez », et que nous n'avions maintenant aucune raison nouvelle de les attaquer? — Il valait mieux, selon Marillac, « mettre en avant » un litige qui n'avait jamais reçu une solution définitivement acceptée par nous: celui de Milan. Nos droits restaient là entiers et indiscutables, el nous avions une excellente occasion de les affirmer. Il fut donc entendu que &le faict de la restitution de Milan serait proposé en première ligne ». Le moment était venu d'exiger à ce sujet complète satisfaction. Pour ne pas entrer d’alleurs €en un labyrinthe infini », l’on ne poserait point d’autres conditions d'accord, mais on maintiendrait en revanche très énergiquement celle-là. Les ambas-
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sadeurs devaient s'occuper de réunir sans retard les documents établissant les droits de la France en Italie’.
Une troisième assemblée préliminaire eut lieu enfin avant le départ des députés. Le 3 mai, le Roi réunit son Conseil. Le Connétable, les cardinaux de Lorraine et de Châtillon, l’évêque de Soissons, les ducs de Vendôme, de Guise et d'Aumale y furent présents. L'on s’y occupa plus partculièrement des mariages qui pourraient & se brasser » à Marck et des conditions qui les rendraient acceptables. Les députés furent munis à ce sujet des instructions les plus détaillées *.
Pourvus d’autre part des pièces nécessaires à la défense des intérêts de la France, ils quittèrent Paris le 5 mai. Quelques jours leur étaient accordés € pour visiter leurs maisons » et faire leurs derniers préparatifs. Ils devaient se retrouver à Beauvais le 11 mai”. à
Ils furent exacts au rendez-vous et avec eux entrèrent dans la ville un grand nombre de gentilshommes et de prélats qui se disposaient à les accompagner jusqu’à Marck. Ils se mirent en route dès le lendemain. À Boulogne, ils reçurent de l'Empereur le sauf-conduit qui les rendait inviolables eux et leur suite pendant leur voyage et leur séjour sur les terres impériales. En même temps leur était confirmée la nouvelle de l’arrivée à Marck des députés anglais. Leur entrée à Ardres eut lieu le dimanche soir 20 mai. Dès le lendemain, sir William Paget venait apporter à nos représentants les compliments du Légat. IL était chargé en outre de les informer de la présence à Gravelines des ambassadeurs impériaux et de leur proposer le surléndemain 23 mai, fête de l’Ascension, comme date d'ouver-