Ibid., fol. 33 ro-34 vo : — fr
adversaires se regardèrent embarrassés, « chascun, dit Marillac, provoquant son compaignon de mettre en termes quelque nouveau expédient" ». Mais tous restèrent muets. Quel expédient pouvait-on imaginer? Les propositions de mariage faites par les Anglais étaient restées sans écho. N'’était-ce point À cependant à cette époque l’une des voies les plus sûres pour résoudre les difficultés diplomatiques ? Sollicités de nouveau, les médiateurs s’estimèrent donc incompétents. Ils ne voyaient, ils le déclarèrent, qu'un moyen de sortir d’embarras, c'était de soumettre les différends dont il s'agissait à des arbitres librement choisis et à la décision desquels l'Empereur et le roi de France promettraient expressément de se conformer. « Selon qu'ils prononceroiïent, -chascun devroit faire raison de tout ce qui estoit en contention, affin que toute la chrestienté congneust que Francoys et Impériaulx estoient pretz de se mettre en tout debvoir pour donner repos au monde”. » Ce n'était à en somme qu'un échappatoire permettant de reculer devant une décision immédiate. Néanmoins les deux partis affectèrent de croire à l’efficactté de cet expédient et se prétendirent disposés à en faire l'expérience. Mais, comme l’observa aussitôt l’évêque d'Arras, une double question était à régler. I fallait s'entendre, d'une part, sur la qualité et le choix des arbitres et, d'autre part, sur les revendications que chacun des rivaux ferait décidément valoir. Sur ce dernier point notamment, il était particulièrement nécessaire de bien préciser & de quelles querelles les juges auroient à congnoistre ». Les demandes des Impériaux portaient sur deux points, M. d'Arras le rappela : 1° ils exigeaient de la France la rétrocession de la