‹ Charles de MarillacChapitre 126 sur 200 · Bibl. Nat, fr. 3945, fol. 34 vo · texte numérisé non relu

Bibl. Nat, fr. 3945, fol. 34 vo

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Bourgogne et ?° réclamaient d'autre part les conquêtes faites par Henry IT au cours de la dernière guerre. M. d’Arras avoua, sans plus tarder, que ces secondes revendications ne lui semblaient en aucune manière devoir faire l'objet d’un arbitrage. Les droits de son maître sur les territoires, dont nous l’avions injustement dépouillé, étaient trop bien fondés pour qu'il fût nécessaire d’avoir recours sur ce point à des juges. Le roi Henry n'avait à s’acquitter À que d'une pure et simple obligation d'honneur. En revanche, aussitôt que l'Empereur aurait reçu cette première et légitime satisfaction, il reconnaîtrait le bon vouloir de la France en en usant de même à son égard. Pour en donner un éclatant témoignage, il accepterait alors de soumettre à un arbitrage la querelle de Milan et de Bourgogne ; et encore que ses prétentions sur le Milanais et la Bourgogne lui parussent incontestables, 1l promettait de donner pleine et entière satisfaction à la sentence qui lui serait signifiée".

En somme le mauvais vouloir de nos ennemis se manifestait une fois de plus. Et le cardinal de Lorraine, soutenu par M. de Marillac, ne put qu'exprimer la pénible surprise que les exigences impériales causaient aux ambassadeurs de France. Encore une fois, les droits du Roi sur ses dernières conquêtes étaient imprescriphbles. Il ne pouvait s’en dessaisir à moins que l'Empereur n’en fit de même à son égard. L'assemblée prit fin sur cette protestation qui semblait ruiner toute espérance d’entente. Néanmoins les députés sur la prière des Anglais se donnèrent rendez-vous pour le lendemain 1* juin *. |

Ce jour R le différend s’accentua, comme l’on devait s’y

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