‹ Charles de MarillacChapitre 127 sur 200 · Ibid., fol. 36 vo · texte numérisé non relu

Ibid., fol. 36 vo

attendre. L’évêquede Winchester s’efforca bien de faire faire quelques progrès à la question d’un arbitrage, en proposant comme arbitres les Pères du Concile, et sur ce point l’on tomba d’accord!. Mais sur les réclamations, qui seraient soumises à la haute assemblée, l’on ne put mieux s'entendre que la volle; chacun resta inébranlable, les Impériaux n'admettant pas qu'on parlât d'arbitrage avant de leur avoir restitué les territoires que nous leur avions enlevés, les nôtres refusant expressément d’en rien faire.

Aussi la septième et dernière réunion que se fixèrent les députés put-elle par avance être considérée comme inutile. Vainement les Anglais essayèrentls encore une conciliaton. Mariages, cessions à peu près équivalentes, sacrifices d'intérêt réciproques, rien ne fut accepté et rien ne devait l'être étant donnée l’exaspération des partis. La méfiance de nos représentants vis-à-vis des ambassadeurs anglais leur rendait d’ailleurs suspectes les offres de ces derniers. L'on ne put convenir même d'une suspension d'armes. Les plénipotentaires résolurent done de se séparer, tout en affirmant € que ce partement ne seroit point interprété à rompture, mais que c'esloit seulement temporiser en attendant qu'il se présentast quelque aultre party? ». Et M. d'Arras souligna ce dire en protestant que, dans ce cas, « son maistre seroit tousjours disposé à prester l'oreille et à monsirer par effect combien il désiroit le bien et repos de la chrestienté, et combien l’amytüé et bonne voisinance du Roy* ». « Ce fact », les députés s’embrassèrent, — ils n'en avaient guère envie peut-être, — et regagnant leurs domiciles firent leurs préparatifs de départ‘. Il semblait

Ibid., fol. 38 vo et 39 r°. — Bibl. Nat., fr. 5045, fol. 29 vo.

Bibl. Nat., fr. 3945, fol. 52 ro.

Ibid., fol. 52 vo et 53 r°.

Sur la rupture des conférences, voir les lettres du Connétable à

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