‹ Charles de MarillacChapitre 131 sur 200 · LD · texte numérisé non relu

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vieillard le Roï sacrifiait l'espérance de triompher de son plus terrible adversaire ? Depuis si longtemps que la France combattait seule, fallait-1l abandonner la lutte au moment même où une alliance s’offrait à nous ? Et le souci d’ambitions déçues, qui venait s'ajouter à la honte de leur échec, augmentait encore la colère des Guise. De même en effet que chez Carafa, l'intérêt personnel n’était point resté étranger aux sentiments belliqueux de la maison de Guise. Le duc François et son frère le cardinal de Lorraine avaient vu dans les offres du Pape l’occasion de jouer un rôle glorieux en Italie : l’un comptait bien obtenir le commandement d’une prochaine expédition au delà des Alpes ; l’autre espérait faire brillamment valoir à la cour de Rome ses talents de diplomate". Tout conspirait donc à leur rendre plus sensible la défaite qu'ils venaient d'éprouver. l

C’est à Carafa qu'ils durent de ne point perdre courage. Malgré tout en effet, le neveu de Paul IV ne renonçait pas à ses projets. Il appartenait, comme César Borgia, à cette école d’ambitieux tenaces qui se contentent de dire après un échec : & Ce qui ne s’est pas fait aujourd’hui se fera demain *. » En somme la France et la Maison d’Autriche n’avaient point conclu une paix définitive. La trêve de Vaucelles avait seulement mis un terme provisoire aux hostilités. Cette trêve ne pouvait-on décider Henry IL à la rompre ? Telle était la question qué se posait le Cardinal et à laquelle il prétendait donner une solution affirmative. Aussi le voyons-nous bientôt reprendre ses menées avec une activité nouvelle. Il ranime l'ambition découragée des Guise, les engage à ne point désespérer du succès. La

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