‹ Charles de MarillacChapitre 132 sur 200 · Tbid., p · texte numérisé non relu

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situation lui paraissant même exiger un suprème effort, 1l décide le Pape à l'envoyer comme légat auprès d'Henry Il". Il arrive à la cour de France le 15 juin 1556. Là, pendant deux mois entiers, avec une habileté incomparable, 1l travaille à faire triompher sa cause : la rupture de la trêve de Vaucelles, la conclusion d’une nouvelle alliance offensive et défensive entre Paul IV et Henry Il, un revirement complet de la politique française. Souple, insinuant, diplomate consommé, il sait merveilleusement circonvenir le Roi. A la suite de la trêve de Vaucelles, Charles-Quint, abandonnant la dignité impériale, s’est retiré de la lutte. Quel meilleur moment choisir, pour accabler Philippe IF, que celui où il se trouve pour la première fois privé de l'expérience et des conseils paternels? D'ailleurs quelle triomphante expédition se prépare pour la France en Italie ! Le duc de Ferrare, beau-père du duc François de Guise, est prêt à Joindre ses forces à celles de Henry Il et du Saint-Siège, et peut-être déciderait-on le duc de Florence à agir de même. Veut-on des raisons pour légitimer une entrée en campagne? Elles ne manqueront pas. Voici assurément la plus, concluante : le roi Henry a fait comprendre le Saint-Siège à la trêve de Vaucelles, et pourtant les Impériaux ne cessent de violer leurs engagements vis-àvis du Pape. Le duc d’Albe vient de former un corps de troupes espagnoles destiné à opérer sur la frontière des États Pontificaux : il en a donné le commandement à Marco Antonio Colonna, l'ennemi juré des Carafa. La France acceptera-t-elle la situation intolérable qui est faite à son allié? Le Roi très chrétien ne viendra-t-il pas au secours du Pape opprimé ? Et en même temps le Cardinal fait plaider sa cause auprès d'Henry IL par les Guise, par

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