‹ Charles de MarillacChapitre 143 sur 200 · Duruy, Carlo Carafa, p · texte numérisé non relu

Duruy, Carlo Carafa, p

3. Ibid., p. 202. — Lettre de de Selve et Lansac au Roi, 19 novembre 1556. (Ribicr, t. Il, p. 668).

haut que les considérations politiques. Vers le midi de l'Italie se dirigeaient surtout les convoitises du Cardinal et l'espérance d'y créer à sa maison une principauté plus riche et plus indépendante que dans la Haute-ltalie passait peut-être avant toute autre. Sur les conquêtes faites dans le royaume de Naples, le roi de France avait pris l’engagement de constituer deux États indépendants au profit de chacun des frères du Cardinal, don Antonio Carafa et le comte de Montorio. La première de ces deux dotations devait représenter une rente de 15,000 écus au moins, disaient les traités, la seconde un revenu de 25,000", et la perspective de tels avantages était bien faite, on le comprend, pour encourager le Cardinal à défendre un projet, qui s’accordait d’ailleurs avec les intérêts généraux du Saint-Siège.

Malheureusement le plan de campagne, qu'on prétendait nous imposer, ne pouvait en aucune manière convenir à notre politique. L'armée française, le Roi le reconnaissait, était entrée en campagne pour protéger le Saint-Père, et la France était très désireuse d'accomplir la mussion qu'elle avait acceptée”. Devait-elle néanmoins abdiquer toute initiative et se laisser aveuglément diriger par la cour de Rome? S’aventurer dans le royaume de Naples, sans avoir au préalable assuré ses derrières contre une attaque possible dans la Haute-ltalie, était un « détestable » dessein, et le roi de France n'y pouvait à aucune condition souscrire. Le duc de Florence, Cosme de Médiais, l’un des princes les plus puissants du nord de la Péninsule, paraissait nettement hostile à l'alliance franco-papale. Sans doute, il ne s'était pomtencore expressément déclaré, mas son atütude trahissait assez ses sentiments: aussi-

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