‹ Charles de MarillacChapitre 145 sur 200 · Ibid., fol. 195 vo · texte numérisé non relu

Ibid., fol. 195 vo

au Pape, pour € conduire les choses au bien commung comme 1l l’adviseroit », et s’en remettait entièrement d'autre part à M. de Marillac, pour régler de concert avec la cour de Rome et au mieux des intérêts de la France et de la Ligue les difficultés qui surgiraient peut-être.

Cette dernière déclaration, honorable témoignage de la confiance du Roi en son représentant, nous permet d’apprécier quelle large part était faite à l’intelligence et à l’initüauve de M. de Marillac. Son instruction l’accréditait auprès du Saint-Siège, en quelques lignes lui exposait l’objet de sa mission, les concessions que le Roï était disposé à faire ; à son habileté était confié le reste. « Le surplus, dit le texte de l'instruction, a esté dict de bouche par le Roy à M. de Marillac, sur la suffisance et prudence duquel il s’en remect du reste, pour en user selon la parfacte seureté et fiance qu'il a en luy'. »

Une lourde charge était, on le voit, réservée à notre ambassadeur. Les récentes faveurs dont 1l venait d’être honoré l’en rendaient, 1l est vrai, tout à fait digne. Les Guise avait reconnu le dévouement de leur nouveau serviteur en lui faisant obtenir l’archevêché de Vienne” et en lui donnant entrée au Conseil Privé du Roi. A ce dernier titre, Marillac avait pu assister à l'assemblée des trois ordres au Louvre le 15 janvier 1557°. Ayant justifié d’ailleurs la rupture de la trêve de Vaucelles, 1l se trouvait mêlé très naturellement aux complications etaux embarras qui en résultaient.

Si la négociation de l'affaire de Florence avait l'heureuse issue qu'on en espérait, la question jusque-là pen-

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