De Marillac au Connétable, 16 février 1557 (déjà cité
MISSION DE M. DE MARILLAC A ROME a 19
les premiers efforts de l’armée des alliez tumbassent sur le Médicis », et le missent au plus tôt hors d’état de nuire à la Ligue’.
Ainsi l’ambassade de Marillac paraissait s'ouvrir sous les plus favorables auspices. Après le duc de Ferrare, et d’une voix plus autorisée, le cardinal Carafa confirmait toutes les espérances que la Cour pontificale avait fait déjà concevoir à notre gouvernement au sujet des Médicis. Et d'autre part, si opposé naguère à l’idée d’une attaque de la Toscane, voici que le Saint-Siège se déclarait prêt à accéder sur ce point aux désirs de la France, dans le cas où Cosme repousserait les avances des alliés. « Le faict du plan de campagne » semblait done de toute manière décidément réglé.
Au surplus, la politique romaine paraissait consacrer à cette affaire de Florence toute son activité. Un détail le prouva à Marillac: Carafa lui affirma en effet en terminant qu'aussitôt fixé sur les intentions de la France, et de Reggio même, il avait envoyé un courrier à Rome pour en informer le Saint-Père et l’engager à entrer sans retard en relations avec la Toscane. Lorsque Marillac arriverait à Rome, les négociations seraient donc déjà entamées entre les Médicis et la Cour apostolique, et l’on pourrait en espérer la prompte et heureuse conclusion”.
Notre ambassadeur entra à Rome le 23 février”. Il se
1. De Marillac au Roi, de Rome, 26 février 1557. (Michaud, op. cüt., p. 332-333, passim.