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représentants du Saint-Siège. Il s'agissait pour les nôtres d'obtenir du Cardinal et de ses collègues une déclaration catégorique à ce sujet: quand et comment la cour de Rome devait-elle satisfaire aux obligations pécuniaires que lui imposaient ses traités avec la France?

Ces obligations, — nos ambassadeurs le rappelèrent, — s'étaient accumulées depuis l’arrivée de l’armée française en Italie, sans qu'aucune eût reçu le moindre semblant d'exécution. Et le roi de France, très décidé à ne plus supporter ces retards, exigeait maintenant :

1° Le remboursement immédiat de la partie des frais d’entrée en campagne dont la Cour Apostolique était redevable : soit 150,000 écus ;

2° Le paiement d'une indemnité représentative d’une portion des dépenses consacrées depuis deux mois par le gouvernement français à l'entretien de son armée :

3° La promesse formelle que dorénavant le Saint- Siège parliciperait régulièrement à toutes les charges de la guerre”.

A notre tour, nous posions un ultimatum.

Ce fut Carafa qui y répondit. Sur les deux derniers points, il se reconnut obligé de donner raison à nos réclamations et 1l ajouta que & pour le regart de l'indemnité des mois de mars et avril et aultres qui aprez suivroiïent, les deniers estoient et seroient pretz *».

Mais sur le premier point nus en avant par nos ambassadeurs, € assavoir sur ce qui avoit été despendu par la France pour l’armée conduite par M. de Guise jusques au païs du Pape », la question changeait du tout au tout, et le Cardinal déclara que la cour de Rome ne se croyait de ce fait tenue à aucune contribution. En effet, en descendant

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